Pages

mercredi 14 décembre 2011

Grand Angle


Ca y est, le documentaire dont je parlais précédemment a été diffusé sur RTL-TVI.
Et comme je le craignais, une véritable horreur !
En gros, on peut résumer par : il y a 2 types de transsexuelles : les retraitées et les prostituées.

Je pense que je vais publier un communiqué de presse adressé à mon entourage :-)

J'espère sincèrement que personne n'a regardé ! Encore une fois, je n'ai rien contre les intervenantes mais c'est, comme d'habitude, la manière dont TVI a présenté le sujet et les personnes.

TVI a déjà diffusé des pseudo-documentaires bien pourris mais là, ils se sont vraiment surpassés !

D'ailleurs, Genres Pluriels a publié un communiqué de presse.
Même si je ne suis pas totalement d'accord avec tout ce que peut dire cette association, ils n'ont pas tort sur tout concernant ce pseudo-documentaire.

Voilà par quoi commence ce communiqué :
Par son manque de professionnalisme, d’analyse de contenu, sa partialité, son manque de discernement, son caractère transphobe et sexiste, RTL-TVI réussi à produire le plus mauvais reportage sur les thématiques trans*.

Là, je suis d'accord à 200% ! Si les journalistes avaient un tout petit peu surfé sur les blogs, ils en auraient appris un peu plus et auraient fait un meilleur travail. Certains commentaires étaient complètement déplacés. Et je ne vous raconte pas la quantité de clichés bien rétro qu'on a pu y entendre !


Bref, si vous avez regardé ce docu, oubliez-le. Si vous ne l'avez pas regardé, oubliez-le aussi :-)

En même temps, sur une chaîne commerciale, on ne pouvait pas s'attendre à mieux...

dimanche 27 novembre 2011

Une trilogie sur les délinquants et les transgenres

Voilà donc le titre qu'on peut lire actuellement sur un site traitant des médias (tuner.be pour ne pas le citer).

Un titre choc qui attire du monde mais qui, à moi, m'a fait peur.

Je suis donc allée lire l'article et, en fait, l'un n'a rien à voir avec l'autre. C'était juste un titre racoleur pour faire monter le nombre de clics.

En fait, RTL-TVi (1ere chaine privée belge) va diffuser des reportages sur la délinquance 2 semaines de suite puis un reportage sur les transgenres la 3e semaine.
Donc, non, on associe pas les transgenres à des délinquants ! Manquerait plus que ça !

Il y a quand même quelques petites choses qui me font peur :
"La plupart des intervenantes du reportage sont issues de la génération des transsexuels qui n'ont pas pu se faire opérer plus tôt."
Je n'ai rien contre les 50+ mais bon... j'ai 33 ans donc voilà :)

Mais surtout :
"Beaucoup sont alors obligées de mener une vie sordide, dans le milieu de la prostitution, alors qu'elles-mêmes ne sont pas comme ça... "
Nous y voilà ! Fidèle à son poste ! TVi va encore faire passer toutes les transsexuelles pour des prostituées !
C'est marrant, j'en parlais ici même il y a peu...

Le reportage n'a pas encore été diffusé qu'il me met hors de moi...

Va encore falloir passer des heures à expliquer que tout le monde n'est pas comme dans ce documentaire...

Pour ceux/celles que ça intéresse, l'article est dispo sur le site de tuner.be (http://bit.ly/rtiWVn) et le documentaire sera diffusé le 11 décembre en seconde partie de soirée sur RTL-TVi.

Rendez-vous chez le psy et dermato

Mercredi, j'avais mon premier (et unique) rendez-vous chez le psy.

J'y suis restée un peu moins de 10 minutes et pour cause : elle ne traite pas des cas comme le mien !

Alors, on résume : 2 mois d'attente pour m'entendre dire "ah bah non, je ne peux rien pour vous, bonne journée !"

Et faudrait que je reste calme ?

Pourquoi on nous oblige à aller chez des psy qui, en fait, n'y connaissent rien ?
C'est désolant...

Sinon, pour faire un peu dans le positif quand même, j'ai eu ma 2e séance de laser vendredi.
Et vous savez quoi ? Même pas mal :)
Bon, d'accord, un peu quand même. Mais comparé à la première séance, ça a été.
J'espère un bon résultat. Sinon, comme la première fois, aucune rougeurs ! Un vrai travail de pro :)
Et visiblement ma dermato est connue pour faire du bon travail donc ça s'annonce bien de ce côté là.

Sinon, rien à ajouter pour le moment si ce n'est une petite déprime à cause du rendez-vous foireux chez le psy et une réflexion de ma mère que je n'ai pas vraiment aimé...

lundi 21 novembre 2011

De nouvelles du front

Voilà déjà presque un mois que je n'ai plus donné de mes nouvelles (sauf sur Twitter).
En fait, j'ai eu quelques semaines bien chargées et je n'ai pas vraiment eu le temps d'écrire.

Alors, niveau épilation faciale, ça repousse :-( C'était prévisible mais ça fait quand même un petit quelque chose de revoir tous ces poils. Heureusement, la prochaine séance arrive dans quelques jours et j'ai vraiment hâte d'y être. Ca sera la deuxième séance qui, normalement, ne devrait pas apporter grand chose de plus. J'espère quand même qu'il y aura une bonne amélioration mais je préfère ne pas trop espérer... histoire de ne pas être déprimée si le résultat n'est pas énorme :-)

Deux jours avant cette séance d'épilation, il y aura un autre rendez-vous d'une grande importance : le psy !
Ne ressentant pas vraiment le besoin d'un suivi psy, j'ai directement opté pour un psychiatre dans l'espoir d'avoir le papier qui me permettra d'avancer dans ma transition.
Pas besoin d'un psychologue à qui je vais raconter ma vie pendant des mois et qui ne fera pas avancer les choses.
De toutes façons, si je remarque que j'ai besoin d'un psy, il sera toujours temps d'en consulter un !
Mais je ne comprends toujours pas le principe du psy. Comment une personne qui ne me connait absolument pas va décider de ce qui est bon pour moi ?
Je crois que si il y a une personne bien placée pour savoir ce qu'il y a dans ma tête, c'est moi !
Alors, oui, je sais, c'est pour ça que les associations militent pour une dépsychiatrisation de la transsexualité. C'est vrai qu'on est pas des folles et que nous sommes tout à fait aptes à décider par nous même.
N'empêche qu'il faut y passer et que si je tombe sur un psy un peu coincé, cela risque d'avoir de méchantes répercussions !

Mais ça va. Dans le cas où ça se passe mal avec le psy, j'ai un plan B :-) (merci Johanie :-) )

A part ça, quoi de neuf... Ah oui, on a piraté ma carte de crédit ! (vu le savez peut-être si vous me suivez sur Twitter ou G+). Crédit entièrement utilisé (enfin, ce qu'il en restait). Donc demande de remboursement, blocage de la carte, changement de carte (et donc de numéro) et donc refaire les quelques abonnements que j'avais avec cette carte.
Je ne me fais pas trop de soucis au niveau du remboursement par contre qu'est-ce que c'est chiant !

Il y a aussi quelque chose qui me turlupine : le retour des mes crises d'angoisse. Je n'en avais plus et c'était très bien comme ça mais là, j'en ai eu quelques unes. Bon, pas aussi méchantes que cet été mais ça m'inquiète quand même. Surtout que je ne sais pas pourquoi. J'ai "bossé" un peu pour une radio pendant 2 semaines et donc obligée de voir du monde. Si c'est pour ça, c'est vraiment inquiétant parce que si je trouve du travail, comment je vais faire ?
Peut-être est-ce l'approche du rendez-vous avec le psy ?
Enfin, soit, comme d'habitude, je me fais des films peut-être pour rien mais ça m'inquiète.

Dernière nouvelle, et pas des moindre du moins pour moi : mes lunettes sont commandées !
Il faut savoir que j'ai horreur de ça. Sur les autres ça ne me fait ni chaud ni froid mais sur moi... Ouch !
J'ai toujours eu une bonne vue et le fait de devoir porter des lunettes me montre que je suis en train de vieillir :-s
Forcément, j'ai eu beaucoup de mal à choisir la monture. C'est d'ailleurs une super amie (celle dont je parlais juste avant) qui m'a accompagnée pour les choisir car seule je n'y serais jamais arrivée. Vu que je n'aime pas, tout était moche ! Donc, je fais confiance à mon amie et puis on verra ! (c'est le cas de le dire ^^).

La semaine prochaine sera une semaine particulière avec la psy et la dermato, j'aurai certainement des trucs à raconter :-)

mercredi 26 octobre 2011

Nouveau coming-out

Autre histoire qui m'est arrivée il y a quelques jours : un autre coming-out !
Mes amis, mes vrais, je les compte sur les doigts d'une main d'un Simpson.
Comme vous le savez, deux de mes amis étaient au courant, il ne me restait plus qu'à prévenir une dernière amie.
On ne se voit pas souvent, malheureusement, mais on se connait depuis une paire d'années et nous sommes de très bonnes amies. Si on ne se voit pas, il y a toujours internet et le téléphone !

Elle savait que je n'étais pas en trop bon état ces derniers mois mais n'en connaissait pas la raison car je n'arrivais pas à lui dire. Comme d'habitude, serais-je tentée de dire.

Nous nous sommes enfin parlées ! Et la plus surprise des deux fut moi lorsqu'elle m'a répondu "C'est bizarre, j'y avais déjà pensé et je ne suis même pas étonnée du tout".
Je me prends la tête pour trouver le moment et la manière et à la limite elle le savait déjà !

Inutile de préciser qu'elle le prend bien et que ça ne change pas grand chose vu qu'elle s'en doutait un peu.

Il faut quand même noter que c'est une personne que je ne vois que quelques fois par an à peine qui a remarqué quelque chose alors que d'autres que je vois plusieurs fois par semaine ne se doutaient de rien.
Ce n'est bien sûr pas un reproche !
Mais je suis franchement épatée sur ce coup-là.


En lisant les histoires des unes et des autres, j'avais vraiment peur que cela se passe mal vu que ça à l'air d'être une constante. Mais ça va, je suis rassurée. Bon, on va voir avec le temps si je suis toujours accueillie bras ouverts lorsque les changements prendront forme.

Je n'ai plus qu'à espérer que la suite des opérations se déroulent de la même façon :-)

jeudi 20 octobre 2011

Epilation : trois semaines plus tard.

Un rapide petit feedback sur l'épilation après presque 3 semaines.
J'avoue avoir été un peu inquiète au début. Vu le manque de rougeurs après la séance, j'avais un peu peur que ce soit en fait raté.
En même temps, vu la sensation de chaud (expliqué précédemment), j'avais quand même bon espoir. Et j'ai bien fait d'y croire.

Les jours qui suivent l'épilation, impossible de passer un rasoir : trop douloureux. Mais étant donné que les poils ne poussent plus, ce n'est pas trop grave.
Si les poils ne poussent plus, ils sont quand même éjectés tout doucement. Ce qui fait qu'au bout de quelques jours le rasoir refait son entrée. Et même en rasant, on a toujours cette impression de barbe de 3 jours ! Une horreur !!

Oui mais, après 10 à 15 jours, belle surprise : tous les poils noirs sont tombés petit à petit !
Alors là, la joie est immense ! Bon, c'est pas encore totalement net mais franchement, quelle différence !
Je sais que ce n'est que temporaire et que les nouveaux poils vont bientôt réapparaître mais en attendant, je savoure :-)

Malheureusement, parce qu'il faut toujours qu'il y ai un malheureusement : les poils blancs, eux, ne bronchent pas. Ils restent là, continuent à se reproduire et à pousser !
Je le savais, ce n'est pas une surprise. Ce qui est une surprise c'est la quantité de poils blancs que j'ai ! L'électrolyse est une obligation chez moi ! Mais je fais d'abord le laser pour virer tous les noirs vu que, d'après ce que j'ai pu lire, l'électrolyse est plus douloureux.

Nouvelle séance dans un petit peu plus d'un mois. Actuellement je ne suis pas trop impatiente vu que les poils noirs sont aux abonnés absents mais j'attends quand même cette deuxième séance :-)

dimanche 2 octobre 2011

Epilation : c'est parti !

Ce vendredi, a eu lieu ma première séance de torture d'épilation.
Alors, à la question "est-ce que le laser fait mal", la réponse est "oui".
Je serais même tentée de dire que ça fait très mal !

En fait, ça fait mal à chaque flash, donc une fraction de seconde. Mais c'est une fraction qu'on sent passer !

Mais je n'aurais jamais pensé être contente d'avoir mal :-) Je suis sortie de là heureuse.
Bien entendu, on ne voit aucune différence quand on sort de la séance. En plus, je n'avais même pas de rougeurs. J'avais bloqué mon week-end pour m'en remettre mais ce ne fut pas utile puisque je n'avais rien. Ni le jour même, ni le lendemain.

La seule chose est une sensation de chaud. Comme un gros coup de soleil. Je ne savais pas me mettre au soleil (d'ailleurs, c'est interdit) ni même rester dans une pièce trop chauffée (je suis allée à la friterie au soir mais je n'ai pas pu rester car ça faisait trop mal).

Ma dermato m'a fait acheter une crème réparatrice que j'ai utilisé dès que je suis rentrée et les jours suivants. Aujourd'hui, je ne sens presque plus rien.

Mon prochain rendez-vous est quand même dans 2 mois. Je trouve ça long mais la dermato m'a dit que ça se faisait tous les 2 mois. Je crois qu'elle connait son métier mieux que moi donc je lui fais confiance.

Ce fut vraiment un jour important pour moi. Je sais que ce n'est pas grand chose et que je ne dois rien attendre de cette première séance mais c'est quand même un grand moment vu que c'est la première étape dans ma transition (à part le coming-out).
Quand je suis sortie j'étais soulagée. Bon, soulagée que la torture soit finie, c'est vrai :) mais soulagée de ce début de parcours.

Une journée mémorable, quoi :-)

Vivement les autres séances :-) et la suite de la transition !

jeudi 29 septembre 2011

Les femmes dans la religion

Il y a peu, dans l'émission "Bar Ouvert" sur Télé-Québec, un humoriste nous faisait un petit quiz sur les religions.

Cet humoriste, Chrisitan Vanasse, nous lisait un extrait d'un livre religieux et on devait trouver de quelle religion était extrait le texte.

Tout concernait la femme.

Et franchement, je n'imaginais pas à quel point la femme était méprisée par les religions. D'ailleurs, je me demande comment il y a autant de femmes qui sortent de l'église le dimanche matin ! (je parle d'une église car j'habite juste en face).

Pour résumer, selon les religions, les femmes ne sont même pas inférieures à l'homme. Non, les femmes ne sont même pas des êtres humains ! C'est à la limite une grosse merde. Petite anecdote : si les femmes sont une merde, vu que les hommes tournent autour, les hommes sont donc des mouches à merde :-)

Je ne vais pas faire de commentaires sur les religions car je vis en Europe et en Europe, contrairement au continent américain, il est interdit de parler de religion, que ce soit en bien ou en mal.

Par contre, je vous mets ci-dessous la video. Je ne pense pas qu'elle restera longtemps sur Youtube donc ne trainez pas pour la regarder.

Une chose est quand même à souligner : Télé-Québec est une chaine de télévision publique. Je serais curieuse de voir si France Television ou la RTBF serait capable de diffuser un tel sketch. Je ne parle pas des chaines privées où c'est carrément exclu.

Même si l'Amérique du Nord n'est pas un territoire aussi libre qu'on le dit (allez faire un tour aux Etats-Unis et le mot "interdiction" prendra tout son sens), il faut reconnaitre qu'ils osent parfois dire ce qu'ils pensent.



lundi 19 septembre 2011

Toutes pas pareilles.

Fidèles lecteurs et lectrices de mon blog, vous êtes au courant que je me suis révélée à 3 personnes.
Si il y a bien quelque chose que j'ai remarqué, c'est la vision totalement différente qu'ont ces trois personnes vis-à-vis de la transsexualité.

Pas facile dans de telles conditions de se préparer à répondre aux éventuelles (ou plutôt probables) questions qui vont arriver après l'annonce.

Parmi vous, il y a certainement l'une ou l'autre personne qui se demande comment faire son coming-out et comment cela va se passer. La réponse est simple mais pas très utile : on en sait rien !

La plupart des gens ne connaissent de la transsexualité que ce qu'ils ont vu à la télé, que ce soit dans une émission, dans un film ou dans une série.
Mais il y a un hic : ces mêmes personnes ne regardent que très rarement ARTE mais sont plutôt branchées TF1 ou RTL-TVI, deux chaines totalement commerciales qui ne visent qu'une seule chose : faire un maximum d'argent.

Si vous avez fini votre transition, vous savez que votre vie est on ne peut plus normale : vous vous levez le matin, déjeunez vite fait pour ne pas rater le train, passez la journée au boulot à vous prendre la tête, rentrez chez vous, mangez un morceau, matez la télé puis dodo. Bref, ce qu'on appelle le metro-boulot-dodo :)

Maintenant, transposons cela à la télévision. On va donc filmer une personne normale faisant des choses normales. Je ne suis pas sûr que les téléspectateurs auront envie de regarder l'émission jusqu'au bout. Il n'y a rien de plus ennuyant que de voir une personne faisant la même chose que vous !
Donc, pas de téléspectateurs, donc pas d'annonceurs, donc pas d'argent, donc pas intéressant.

Même Secret Story serait plus palpitant ^^

Mais des personnes qui changent de sexe, ça intéresse plein de monde parce que c'est rare et c'est bizarre donc il faut le montrer à la télé. Et pour cela, il faut faire comme dans Secret Story : tout fabriquer et y mettre du cul.

C'est comme ça que les chaines commerciales vont systématiquement prendre une TS gogo-danseuse ou carrément prostituée alors que nous savons très bien qu'il n'y en a pas plus chez les transgenres que chez les cisgenres. Mais comme on en montre systématiquement dans chaque émission, Monsieur et Madame Tout-le-monde sont persuadés que toutes les transsexuelles finissent au Bois de Boulogne.

Dans ces mêmes reportages, on va presque toujours montrer une personne ayant fait une chirurgie faciale complètement ratée alors que la plupart du temps cela se passe bien.

Et alors, le top du top : l'amalgame entre transsexuels et travestis ! Même si certains travestis ont pour but de changer de sexe un de ces 4, c'est quand même assez rare. Si vous pouviez passer le mot aux pseudo-journalistes d'RTL et TF1, ça serait sympa (au fait, ils ont un diplôme leurs journalistes ? ;-) ).

On a tous et toutes un parcours différent, qu'on soit transgenre ou pas ! Ce que je reproche c'est que les chaines commerciales font une généralité de quelque chose qui ne l'est pas.

Mais comment montrer aux personnes lambdas qu'une personne qui change de sexe est une personne normale ? Avez-vous déjà été sur les forums ? Avez-vous déjà lu les blogs ? Si oui, vous aurez remarqué que chaque personne a un parcours différent (même si il y a des similitudes) et que chaque personne pense la transsexualité différemment.
Certaines vont dire qu'elles sont une femme depuis la naissance, d'autres ne vont se considérer comme femme qu'après le début du traitement hormonal, d'autres carrément après l'opération. Certaines ne voudront pas de l'opération ! D'autres vont se considérer ni homme ni femme, d'autres n'hésiteront pas à porter un T-shirt "Je suis transsexuelle" alors que d'autres ne le révèleront que si c'est vraiment nécessaire.

Au départ, je voulais envoyer les personnes à qui je me révélais sur un forum ou sur l'un ou l'autre blog mais je me suis aperçue que cela risquait de compliquer encore plus les choses vu que chaque intervenante est différente.

Du coup, cela complique énormément les choses puisqu'il faut non seulement démonter les reportages, les films, les séries américaines,... que son entourage a pu voir sur une chaine commerciale mais en plus il faut expliquer à ces mêmes personnes que ce qu'elles ont vu sur les forums ne correspond pas forcément à tout le monde.

C'est pour toutes ces raisons que je tiens à préciser une petite chose concernant ce blog : c'est ma vie à moi ! Ce que vous lisez ici ne concerne que moi, ma façon de penser, ma façon de vivre !
Surtout, ne transposez pas tout ce que je dis sur d'autres personnes ! Si vous êtes un proche d'une TS, elle n'est peut-être pas du tout comme moi ! Je suis même tentée par dire qu'elle ne l'est pas du tout.

Je pense que la meilleure façon de connaitre la personne qui a fait son coming-out est tout simplement de lui poser des questions. Mais faites-le avec tact quand même :-)

mercredi 14 septembre 2011

Farniente !

Comme le disait Antoine (le chanteur et, accessoirement, celui qui hurle "Atooooool, les opticiens !") quelque part dans les années 80 (*) :
"Prière de ne pas déranger, je suis en vacances" :-p

Et en plus, ça se passe bien (du moins, jusque maintenant)

(*) Il parait qu'un certain Pierre Bertrand l'a chanté avant lui mais vu que je ne connais pas ce Pierre, m'en fout :)

jeudi 1 septembre 2011

Annonce à ma mère - Suite

[MODE ATTENTE OFF]
J'ai reçu une réponse à mon mail. Je m'attendais à un coup de téléphone mais visiblement, elle a préféré, elle aussi, l'écrit.

A première vue, réaction très positive ! Je ne m'attendais pas à un rejet complet mais je m'attendais quand même à une incompréhension, un blocage ou je ne sais quoi.
Mais visiblement, ça n'a pas l'air de lui poser un problème. Je suis quand même étonnée mais en même temps soulagée.

N'empêche, ça fait bizarre... Cacher ma transsexualité pendant 20 ans et aujourd'hui savoir que 3 personnes, dont ma mère sont au courant, c'est un peu comme si il manquait quelque chose à ma vie. Ne plus avoir à "mentir", à se cacher, à faire comme si tout allait bien alors que ce n'est pas le cas...

J'appréhende toutefois le prochain visu. Que va-t-il se passer? Vais-je être assaillie de questions ou va-t-elle faire comme si de rien n'était?
J'ai attaché au mail que je lui ai envoyé un PDF trouvé sur le site d'une association française. Je le trouvais bien fait et il répondait à pas mal de questions. J'espère que cela lui a permis de mieux comprendre.

Bon, on verra le prochain épisode...

Annonce à ma mère

Bon, e-mail envoyé (trop difficile en face à face).
[MODE ATTENTE ON]

mardi 23 août 2011

Tentative auprès de ma mère : raté

Il y a quelques jours, j'étais bien déterminée à tout dire à ma mère.
J'ai donc fait tout ce que je devais faire durant la journée en attendant impatiemment la fin de la journée, c'est-à-dire le moment où j'allais voir ma mère.

Mais une fois arrivée chez elle, ce n'était plus du tout pareil : le stress est apparu.
Résultat, impossible de dire quoi que ce soit. Le blocage complet.

Je trouve le fonctionnement du cerveau assez étrange. Bon, déjà, ça veut dire que j'en ai un et qu'il fonctionne approximativement bien ^^
Par contre, pourquoi une fois sur place, je me suis retrouvée incapable de dire quoi que ce soit. Je sais que dans la famille on a jamais été du genre à se parler de nos problèmes mais bon... il y a des choses qu'il faut dire.
Et je m'étais préparée toute la journée. Pourtant, rien n'a voulu sortir.

Ca n'a pas raté : ma soirée a été bien déprimante. Au point que j'ai fait quelque chose de relativement rare chez moi : l'alcool ! Et vu que je bois rarement, ces 2 verres de Pisang ont suffit à me mettre KO ^^

Aujourd'hui, je me demande si la solution ne serait quand même pas l'email. De plus, elle pourrait le lire à son aise et poser toutes les questions qu'elle veut après.

J'ai l'impression que ça va être plus difficile que ce que je pensais...

A part ça, niveau moral c'est vraiment en dents de scie : je peux passer de l'euphorie à des envies suicidaires en quelques heures.
Mais globalement, j'arrive encore à gérer.
Perso, je trouve que les trans* ont vraiment un moral d'acier pour supporter tout ça ;-)

lundi 15 août 2011

Pressée et stressée

Ma petite vie bien tranquille me joue parfois des tours.
Déjà, il y a cette bactérie que j'ai chopée me bloquant au lit pendant une semaine avec près de 39,5°C. Je ne suis pas souvent malade mais quand je le suis, je me rattrape !
Résultat, une semaine d'antibiotiques et c'est peut-être pas encore fini. Je dois faire des examens demain, on verra si la bactérie a passé l'arme à gauche ou si je dois encore me nourrir d'antibiotiques.

En parlant de nourrir, cette semaine bloquée au lit m'a permis de moins manger. Non, rectification : de ne pas manger. Du coup, mon estomac n'est plus capable d'encaisser tout ce que je lui envoie d'habitude et c'est pas plus mal : petit régime forcé :)
J'espère perdre quelques kilos. Ca serait une bonne chose.

Parce qu'une bonne chose, j'ai essayé d'en faire une mais sans succès malheureusement : j'ai arrêté de fumer... 2 jours ! C'est idiot mais j'avais vraiment l'impression de jouer dans le film "Le Pari" ^^
Mais je crois que j'ai très mal choisi mon moment. Avec les crises d'angoisse que j'ai en ce moment, arrêter de fumer ne faisait que les amplifier. Je referai une nouvelle tentative dans quelques mois.
Je ne sais pas pourquoi mais je suis super décidée à arrêter. On verra dans quelques mois si j'en ai toujours envie :)

Sinon, il y a un truc qui me trotte dans la tête pour le moment : est-ce que je m'apprête à faire une grosse connerie ou pas ?

Comme je l'ai dit, dans ma tête, il n'y a aucun doute possible : je suis une femme. Chaque jour je dois m'obliger à être un homme aux yeux de tous mais c'est de plus en plus difficile chaque jour.
Au risque d'en choquer certain(e)s, pour moi, changer de sexe ne sera qu'une simple formalité puisque intérieurement il n'y a rien à changer.
D'ailleurs, mon facteur a déjà du apporter du courrier à Sarah !
Pourtant, cette simple formalité pour moi risque d'être beaucoup plus compliquée pour les personnes qui m'entourent.
Certes mon meilleur ami a très bien accueilli la nouvelle. C'est vrai que rien n'a changé dans notre relation (au contraire, justement) mais les autres. Ceux qui ne savent encore rien.
Le plus gros problème va être ma mère (mon père étant mort, la question ne se pose pas avec lui). Comment va-t-elle le prendre ? Mais surtout, LA question du moment : comment et quand lui dire.

J'ai fixé une date pour le début des "formalités" : le 3 octobre (je voulais le 1er mais c'est un samedi). Pour le 3 octobre, je dois avoir pris rendez-vous avec la dermato et avec le psy. Encore un mois et demi d'attente avant le début des hostilités :) Je suis du coup partagée entre empressement et stress. Pressée d'arriver à la date en question pour enfin me sentir mieux (et moi) même si je sais qu'entre le moment où je vais donner le coup de fil et le moment du rendez-vous il va encore s'écouler quelques semaines.
Stressée à l'idée qu'à partir de là, il faudra mettre tout le monde au courant, y compris ma mère.
Même si prévenir tout le monde ne me dérange pas plus que ça (un mail groupé fera parfaitement l'affaire), j'ai quand même un peu peur des réactions que je vais recevoir.
Par contre, pour ma mère, le mail groupé, ça ne le fera pas trop. Et je ne sais toujours pas si je vais opter pour le mail personnalisé ou le visu (le téléphone est exclu).
Je sais qu'il me reste encore un mois et demi pour trouver le bon moyen mais actuellement la solution que je retiens c'est le visu et être directe.

Mais un mois et demi, ça va vite passer. Le 1er août je me suis dit "encore 2 mois". Oui mais, j'ai l'impression avoir dit ça il y a 3 jours alors que ça fait déjà 15 ! C'est vrai que la semaine clouée au lit a fait passer le temps plus vite mais je me rends compte que c'est pour bientôt et qu'il faut absolument que je trouve LA méthode pour lui dire.

En gros, et comme le dit le titre, je suis pressée et en même temps stressée et plus le temps passe et plus j'ai peur.

lundi 1 août 2011

Ca, c'est fait !

J'ai été très peu présente sur Twitter et partout ailleurs car j'ai eu une semaine assez chargée et surtout chargée en émotion.

Quand je dis chargée, en fait, je n'avais qu'une chose à faire : trouver un cadeau pour l'anniversaire de ma mère. 65 ans, c'est quand même un âge important, il me fallait donc un beau cadeau (qui, de préférence, rentrait dans mon budget).
Je sais qu'à partir d'un certain âge, souhaiter un bon anniversaire à quelqu'un c'est un peu lui dire "courage, c'est bientôt fini" :) mais vu que c'est une tradition, suivons la tradition.

Toute la semaine, j'ai donc fait les boutiques pour trouver un truc sympa.

Mais ce n'est pas tout.
Dans mon article précédent, je vous parlais de mon meilleur ami qui a tenté, en vain, de savoir ce qui n'allait pas chez moi.
Je suis repassée chez lui et il a remis ça. Mais cette fois avec succès !

En fait, je me suis souvenue du commentaire qu'a laissé un anonyme sur le message précédent : il n'est jamais trop tard.
Et vu qu'il essayait encore de m'aider, j'ai fini par tout dire (je vous passe les détails du comment ça c'est passé).

Ce fut un choc... pour moi ! Je m'attendais à un rejet, une incompréhension totale, ou que sais-je d'autre. Mais pas du tout ! Je suis restée sur le cul !

Mais il restait aussi sa copine, que je considère également comme une grande amie. J'avais un peu peur de sa réaction mais ça s'est très bien passé également. A elle, je ne lui ai pas dit directement mais j'ai demandé à mon ami de lui dire car je ne voulais pas qu'il cache quelque chose à sa compagne. Je n'aime pas les cachoteries dans les couples alors si la cachoterie vient de moi, je ne pourrais pas le supporter.

Depuis, j'y suis retournée plusieurs fois et tout est comme avant. Je crois que jamais je ne pourrais leur montrer ma reconnaissance comme il se doit. J'aimerais pouvoir leur dire (et vous dire) ce que j'ai vraiment ressenti mais j'en suis incapable. Mais c'est franchement énorme.

A part ce grand événement, je dois encore et toujours me taper quelques crises d'angoisse. Et c'est franchement chiant ! Je suppose que ça repartira comme c'est venu et qu'il suffit d'attendre.

Voilà, ce fut une semaine riche en émotion et je crois que je m'en souviendrai longtemps.

Prochaine étape : ma mère !

dimanche 24 juillet 2011

Mais quelle conne !

Non, je n'insulte personne. Ah si, moi.

Je me suis retrouvée hier dans une sale situation.
Je vous explique. La vie d'une TS se résume à un rôle d'acteur où il faut faire croire à tout le monde que tout va bien alors que ce n'est pas le cas.
Comme je l'expliquais dans la partie 5 de mon histoire, dire à ses proches qu'on a l'intention de changer de sexe est, pour moi, la partie la plus difficile d'une transition.

On ne fait pas qu'avouer qu'on change de sexe, on avoue également qu'on a menti pendant des années.

Je pense être une bonne actrice puisqu'à 33 ans, personne n'a jamais rien su de moi et tout le monde croit que ma vie est un long fleuve tranquille.

Mais ces dernières semaines, différents événements mineurs sont arrivés dans ma vie. Des petits trucs sans importance. Les petits problèmes de la vie courante en quelque sorte.
Mais comme mon moral était déjà très bas, tous ces petits trucs ont pris des proportions énormes. Et j'ai atteint une zone que j'appelle la zone critique. Celle qui précède le moment où on craque et où on ne contrôle plus rien.

Il y a quelques jours, je suis allée chez mon meilleur ami et pendant qu'il était occupé je discutais avec sa copine. Quand je suis dans la zone critique, je contrôle plus difficilement mes paroles. Surtout avec elle. Je ne suis nullement attirée par elle mais je ne sais pas... avec elle j'ai toujours envie de parler. Bref, j'en ai dit un petit peu de trop sur mon état psychologique du moment et elle l'a évidemment dit à son compagnon, qui est mon meilleur ami. Dans le but de m'aider.

Hier, je suis repassée chez lui et il m'a cuisiné pendant plus d'1h :)
C'est la première fois de ma vie que quelqu'un se soucie de moi. Et franchement, ça fait bizarre.
Mais ça m'a complètement bloquée ! Quand vous avez toujours vécu en cachant votre vie, sans parler à qui que ce soit, il n'est pas très évident de parler d'un coup, comme ça.
Durant toute la conversation (enfin, c'est surtout lui qui parlait puisque j'ai fait un blocage complet) j'ai eu les larmes aux yeux. J'avais envie de lui dire, envie de tout déballer pour me soulager un peu.
Bien sûr, il y a internet avec ce blog et Twitter mais ça ne vaut pas une personne en chair et en os à qui vous pouvez parler quand rien ne va plus.

Il a tout fait mais il n'y a rien eu à faire. Je voulais vraiment tout dire mais j'en ai été incapable. J'en ai même eu des douleurs au coeur mais j'ai vraiment eu peur que tout change. Qu'il ne me voit plus de la même façon.

Résultat, j'ai pleuré toute la nuit et j'ai raté une occasion unique d'être aidée et épaulée. Il m'a tendu une super belle perche avec revêtement anti-dérapant et je n'ai pas été foutue de l’agripper. J'ai préféré me laisser couler un peu plus.

Déjà que j'étais perdue, maintenant je ne sais plus du tout quoi faire.

Alors, quand je vous dit que je suis une vraie conne, je ne crois pas me tromper.

Mon histoire - Part5

Ceci étant un blog et non une autobiographie de 254 pages, je pense qu'il est temps d'arriver à la fin de l'histoire de ma vie. En même temps, j'ai 33 ans, je n'ai pas de quoi écrire 254 pages.

A 29 ans, j'arrive enfin à décrocher mon premier boulot ! Il était plus que temps et je crois que je devais être la seule conne à être contente chaque matin d'aller bosser! D'autant plus que le boulot était une petite merveille : j'étais fonctionnaire :)
Et je vais même vous avouer que j'étais la caricature parfaite de la fonctionnaire. Je travaillais dans des écoles communales (maternelles et primaires) en tant qu'assistante administratif. Le boulot n'était pas stressant du tout, les directrices et le directeur (puisque je faisais 3 écoles) de vraies perles.

Ma plus grande crainte se situait au niveau des élèves. N'ayant jamais été une grande fan des enfants, j'avais un peu peur. Aujourd'hui, c'est eux qui me manquent le plus ! Bon, que les choses soient claires : j'en veux pas ! :) mais j'ai passé de super bons moments avec eux.

C'était maximum 2 contrats d'un an. J'ai fait les deux ans, ensuite il n'a pas été possible de prolonger puisque les écoles n'avaient plus droit aux aides à l'emploi et devaient donc me payer intégralement (enfin, pas les écoles, la Commune devrais-je dire).

Et me voilà de retour au chômage. Du coup, je fais le métier que je suis censée faire quand j'en ai la possibilité : je répare des ordinateurs.

Cette partie de ma vie est une des meilleures.

Côté transsexualité, ça ne s'arrange absolument pas. D'ailleurs, j'ai officieusement (on va dire) changé de sexe. Pour moi, aujourd'hui, je suis une femme. Point barre.
Chez moi, je le suis et j'attends avec impatience l'épilation faciale pour l'être dehors également.
Vu qu'on me confond souvent avec une femme, je pense qu'une fois l'épilation faite, tout se passera bien... je l'espère...

Restera un petit détail : les autres. Comment fait-on pour annoncer aux personnes de son entourage, c'est-à-dire amis, famille, voisin et j'en passe, qu'on change de sexe ?
Ce n'est franchement pas le genre de truc qu'on annonce entre le fromage et le dessert. Et vu que je ne suis pas du genre à me confier ou à parler de moi, ça risque d'être extrêmement difficile de le dire.
Me faire comprendre, ça, je m'en moque un peu. Je ne suis pas très famille. Donc, si ma famille ne m'accepte pas, m'en fout :) Et pour les amis, idem. En plus, des amis, on peut s'en refaire. Mais malgré ça, j'ai peur. Peur de leur réaction. C'est ridicule puisque je m'en moque. Je suis la réincarnation de la contradiction ^^

Pourtant, le moment approche. Je suis sûre de moi comme je ne l'ai jamais été. Quand je parle de moi, je le fais au féminin si je ne fais pas attention. Je suis tentée de dire que le changement est fait même si...

...Même si rien n'est fait. En effet, tant que je n'ai pas fait l'épilation faciale, je ne fais pas les démarches officielles c'est-à-dire psy, endocrino et autres joyeusetés.

En fait, j'ai eu envie de le faire. Je m'étais même renseignée auprès d'une association pour avoir l'adresse d'un psy pour me lancer mais ils n'ont pas pu m'aider (une association qui ne peut pas aider pour un truc de base comme ça, je me demande à quoi elle sert).
Et sur les forums, c'est difficile de trouver de l'aide. Sur la plupart des forums c'est du chacun pour soi et des disputes à tout va.
C'est du coup très difficile. Pourtant, tout ce que je voulais, c'était l'adresse d'un psy dans un rayon de 50km. Et 50km à l'échelle belge, ça fait la moitié du pays ^^ Bon, ok, pas à ce point :) Mais demandez à un belge de faire 50km, il vous dira que c'est super loin et embarquera son frigobox avec ses boissons et son sandwich :)
Mais rouler ne me dérange pas. Je connais le centre à Liège mais, je suis belge quand même et donc faire 100km c'est quand même un peu beaucoup et je cherchais donc une aide plus proche. Surtout que je n'ai pas entendu beaucoup de bien de cette équipe liégeoise (maintenant, comme je l'ai dit, je prends avec des pincettes ce qui est dit sur les forums).

Me voilà donc à 33 ans un peu perdue. Certaine de mes choix mais un peu bloquée sur la suite des événements.
Je ne sais pas à qui m'adresser ni par où commencer pour rendre les choses officielles.
J'ai encore quelques mois devant moi pour trouver les adresses... On verra.

J'ai zappé quelques morceaux de mon histoire pour ne pas faire trop long. Je trouve que 5 parties, c'est déjà pas mal. Si vous avez des questions, n'hésitez pas :)

vendredi 22 juillet 2011

Mon histoire - Part4

Je continuais à naviguer entre des hauts et des bas. Je m'achetais des vêtements féminins que je portais uniquement dans ma chambre (vu que j'habitais encore chez ma mère). Et lorsque tout allait bien, je jetais le tout jusqu'à ce que je retourne faire les boutiques.
Pourtant, je ne les portais que très peu car j'avais l'impression que ça n'allait pas. Ce n'était pas une femme qui portait ces vêtement, c'était un homme. C'est en tout cas ce que me disait le miroir. J'étais une femme, pas un travesti et ça me bloquait systématiquement.

A cette époque, j'avais un autre gros problème : les filles !
Jamais je n'ai eu une petite amie et nous sommes à mon 20e anniversaire. Cela commence à faire long et les questions commencent à fuser de partout sur ma possible homosexualité.
Pour rassurer mon entourage, j'avais envie de dire qu'il n'y a aucun risque qu'on me voit un jour avec un homme car tout ce qui ressemble de près ou de loin à un homme me dégoute ! Mais ce n'était peut-être pas une bonne idée de dire ça donc je disais juste que tout allait bien au niveau de ma sexualité que c'est juste que je ne trouve personne.
C'était vrai, je ne trouvais aucune fille. Je devrais plutôt dire que c'était les filles qui ne me trouvaient pas ^^
Mais ça a été à un tel point que j'ai commencé à déprimer aussi à ce niveau-là. Et de nouveau je me suis retrouvée face à un mur infranchissable. Sans compter que ma vie estudiantine était terminée et que j'étais entrée sur le marché de l'emploi qui lui non plus ne voulait pas de moi m'obligeant à rester encore et toujours chez ma mère ! Faut pas se voiler la face, il n'y avait pas un loyer aussi intéressant ailleurs ^^

J'ai 24 ans et tout va mal. Mais tout va bien. Je suis devenue une blasée de la vie : plus rien ne me surprend, plus rien ne m'étonne mais plus rien ne me rend heureuse non plus.
Donc, je vis chaque jour comme il vient. Si il est bon tant mieux, si il est mauvais tant pis. Et même si les bons jours se font rares, je supporte tout.
Mais autant de problèmes c'est difficile à gérer et il y a une limite que tout cerveau ne peut dépasser. J'arrivais à cette limite et je devais faire quelque chose de toute urgence.

J'ai donc viré le problème le plus facile : l'amour. Je me suis fixé un ultimatum : si pour mes 27 ans je n'ai toujours pas rencontré une fille, je serai célibataire pour le reste de ma vie. Le jour de mes 27 ans, j'ai définitivement arrêté de chercher l'amour. Et pour tout vous dire, ce fut une idée tellement qu'elle est bonne que j'aurais du l'avoir plus tôt !
Quand j'analyse aujourd'hui les couples, je me rends compte que l'être humain n'est pas fait pour vivre avec quelqu'un. Il y a toujours des disputes ! Souvent pour des bêtises d'ailleurs.
Moi, toute seule dans mon appart, je ne me dispute jamais avec moi-même. Je veux toujours faire la même chose que moi, manger la même chose que moi, regarder les mêmes conneries dans la boite à grimaces. Bref, c'est la symbiose parfaite entre moi et moi :)
Aujourd'hui, à 33 ans, je m'en fout complètement ! Bien au contraire : je crois que je serais incapable d'aimer et de vivre avec quelqu'un.

dimanche 17 juillet 2011

Mon histoire - Part3

Je n'étais pas vraiment sauvée. En fait, ma transsexualité était juste partie chercher du renfort. En bref, j'ai eu une vie "normale" à peine quelques mois.
Je naviguais ainsi entre des hauts et des bas. Tout allait bien pendant quelques semaines, voire quelques mois, puis de nouveau cette envie d'être de l'autre sexe.
A chaque fois, mon moral en prenait un coup et j'ai eu de plus en plus de mal à gérer mes émotions.

J'ai continué à me renfermer sur moi-même. Je ne sortais pratiquement pas et lorsque je sortais c'était seule.

Mon 16e anniversaire vient d'arriver. A 16 ans, la testostérone a eu le temps de faire pas mal de dégâts. Pourtant, on se trompait souvent sur mon sexe. J'avais régulièrement droit à un "Mademoiselle" grâce à mes longs cheveux. Oui, petite précision : j'ai toujours eu des longs cheveux. Et ils étaient nombreux à l'époque :) Je crois qu'il est inutile de vous préciser qu'un des horribles effets de la testostérone est la perte de cheveux. Heureusement pour moi, une perte assez limitée ! Juste une masse moins importante. Pour tout vous dire, c'est ce que je redoutait le plus. Chaque fois qu'il y avait trop de cheveux après une douche ou sur la brosse, je paniquais comme une malade !

Seize ans c'est l'année où je me suis découverte une nouvelle passion : la radio. Je suis devenue animatrice (enfin, animateur vu la voix ^^). J'adorais ça et absolument tout mon temps libre y passait. Et ça a duré jusqu'à aujourd'hui !
Je ne fais plus d'antenne mais je bosse encore un peu pour une radio.

Avec cette passion est née une belle contradiction : la voix !
En radio, plus la voix d'un homme est grave et mieux c'est. Il me fallait donc bien poser ma voix. Mais en tant que femme intérieurement, avoir une voix masculine ce n'était pas recommandé.
Mais la passion l'a emporté sur un problème que j'espérais toujours temporaire. Je me suis donc jetée sur la radio à fond et cela m'a beaucoup aidée. En fait, si je suis en mesure d'écrire ces quelques lignes, c'est grâce à cette passion.

En effet, arrivée à mes 18 ans, ce fut le coup de grâce. Une déprime de la mort avec envies suicidaires.
Je ne savais plus où j'en étais. Je voyais le temps passer, mon corps changer et puis surtout j'avais eu accès à de l'information.
L'information je l'ai obtenue grâce aux BBS et à la messagerie Fidonet (l'ancêtre des newsgroups) et aussi grâce à internet.
J'ai été une des premières à utiliser ce nouveau mode de communication. C'était normal : une passionnée de technologie et de communication, je DEVAIS utiliser internet.
J'ai ainsi appris que les effets de la testostérone étaient irréversibles et que tout changement du corps l'était pour la vie. Aussi bien la voix que les poils : les 2 plus grands combats d'une transsexuelle (à mon avis).
Il fallait que je fasse quelque chose et vite. Je savais à ce moment-là que le changement de sexe était possible. Mais difficile.

Le problème est que j'étais toujours étudiante, pas de revenu, un père très peu ouvert. Pour ma mère, j'avoue que je ne sais pas du tout comment elle aurait réagi et je ne sais toujours pas comment elle va réagir quand je vais lui annoncer.
Ajoutez à cela un célibat prolongé (aucune petite amie de toute ma vie), toujours le surpoids, une 2e année scolaire ratée et j'en passe.
Je me suis retrouvée devant un tel mur que j'ai fini par baisser les bras. Par me dire que c'est impossible. Que jamais je ne serai heureuse.
Il me restait donc comme unique solution que le repos éternel.

Mais il y avait la radio. Je bossais beaucoup là-bas. C'était bénévole mais c'était pour moi un moyen d'oublier et de me sentir utile. Comme ils comptaient sur moi là-bas, je ne pouvais pas partir du jour au lendemain. Je devais terminer les affaires en cours.
Oui mais, du boulot, il y en a toujours. Je n'avais donc jamais terminé.
J'ai donc été obligée de supporter ma transsexualité encore un peu. Ce qui ne fut pas une mauvaise chose car les envies suicidaires sont rapidement passées. En effet, étant assez rationnelle, je me suis rendue compte que le suicide n'était nullement une solution. Tout problème ayant une solution, il suffit de la trouver. Le suicide met effectivement un terme à un problème mais il ne le résout pas. Et moi, j'aime résoudre les problèmes.

samedi 9 juillet 2011

Mon histoire - Part2

Tout le monde sait que la partie scolaire d'une vie est un des moments les plus difficile. Les autres élèves sont rarement tendres et comme on n'a pas d'expérience en la vie, on a parfois un peu de mal à encaisser tout ce qui peut être dit.

Mon adolescence aura été aussi marquée par un surpoids.
J'ai une sale manie : je garde tout. Ma phrase préférée étant "Je garde, on ne sait jamais, ça peut servir".
Mon corps est à mon image : "Je garde tout, on ne sait jamais, ça peut servir". Résultat, chaque calorie est précieusement stockée dans le cas où je serais privée de nourriture pendant plusieurs semaines (faudrait que mon corps se rende compte qu'il ne se trouve pas dans la préhistoire et que de la bouffe il y en a plein les rayons des supermarchés !).
Toutefois, ça n'a pas été le plus grand problème de ma vie (tu m'étonnes!) : pas trop de brimades à l'école et des profs plutôt compréhensifs. Mais ça posait quand même des problèmes et n'arrangeait rien à mon moral.

Quatorze ans c'est aussi l'âge où j'ai redoublé une année. Faut pas avoir fait BAC+5 pour trouver la raison.
Vous imaginez aisément comment cela s'est passé avec les parents qui étaient persuadés que si j'avais raté mon année c'était à cause d'une fainéantise chronique et d'une puberté des plus carabinée.

C'est vrai que pour m'évader je passais mes journées sur mon ordinateur. Pas de jeux parce que je ne suis pas une grande fan mais tout un tas d'autres trucs qu'on peut faire sur un ordinateur (non connecté à internet puisque ce n'était pas encore accessible au grand public cette année-là).
Quoi que... Si internet comme on le connait n'existait pas, il y avait les serveurs privés qu'on appelait BBS. J'ai donc créé un BBS qui est un peu le précurseur d'internet. Ca me bouffait tout mon temps, c'est vrai, mais ça me faisait penser à autre chose que mes différents problèmes.

Les relations parents/enfant n'ont jamais été au beau fixe, surtout avec mon père.
Mon père, c'était du genre "un garçon qui ne sait pas manier une truelle n'est pas un vrai garçon".
Ah ben ça tombe bien, je ne suis pas un vrai garçon ! Ouais mais, ne surtout jamais dire une chose pareille. Non non, surtout pas.

Cette quatorzième année de ma vie aura été une année pivot. C'est cette année là que je me suis faite. Mais pas en bien.
Je me suis complètement fermée. Je ne parlais à personne, juste le strict nécessaire mais surtout pas de moi.
Personne ne savait vraiment qui j'étais et ce que je ressentais sur quel que sujet que ce soit.
Aujourd'hui les choses n'ont pas vraiment changé. Ce que l'on sait de moi est vraiment minime. J'essayais et j'essaie toujours, dans le mesure du possible, que mon humeur ne se fasse pas ressentir. Ce n'est pas toujours facile mais il ne faut absolument pas qu'on me pose des questions donc pour le regard des autres je dois avoir un moral au top tout le temps.

Un jour, il y a eu une fille. Une fille superbe, gentille, drôle, intelligente bref, la totale.
Ce fut la première fois que je suis tombée amoureuse.
Etant d'une grande timidité, je n'ai jamais pu lui dire. Je ne sais pas si elle l'a su un jour.
Mais grâce à elle, j'ai pu tenir le coup et ma dépression s'en est allée car plus de problème de transsexualité. J'avais donc raison depuis le début : c'est un stade normal dans la vie et ça a fini par passer !

Me voilà enfin sauvée !

lundi 4 juillet 2011

Epilation

Je viens d'apprendre une bien mauvaise nouvelle : pas d'épilation du visage avant la fin de l'été !

Nnoooonnnnn !!!!

Bon, il est donc temps pour moi de dégainer mon arme infaillible contre ce genre de nouvelle :


Mais pourquoi avons-nous du soleil cette année ?
Ne pouvons-nous avoir une belle et grande tempête apocalyptique comme l'année dernière ?

Je m'étais enfin décidée à me trouver un dermato (ou un institut). J'étais motivée à me prendre en main et tout et tout...

Je suis maudite...
J'ai parfois l'impression que tout est fait pour que je ne devienne pas la personne que j'aurais du être.

Bah, s'pas grave. Je vais passer à autre chose en attendant : la diététicienne !
Ok ok, c'est pas avec mon arme infaillible citée ci-dessus que la diététicienne sera utile...
En plus, je suis sûre qu'elle est en vacances...

Bon, j'ai un pot familial à attaquer ^^

dimanche 3 juillet 2011

Les soldes

Tiens, les soldes ont démarrés ce 1er juillet en Belgikistan.

D'après les infos, ce fut un bon démarrage. Perso, je n'y suis pas allée et la seule fois où j'ai fait les soldes le 1er jour c'est quand je n'étais pas au courant.
En fait, je suis allée en France faire quelques achats (je n'habite pas très loin de la frontière) et quand je suis arrivée sur le parking (bondé) de l'hyper, la radio m'annonce "Bon premier jour de soldes !".
Hein? Quoi?
Noooooooooonnnnnnnnnn !

Ah ben si.

Bon, pas de courses aujourd'hui alors !

Je sais : toute fille qui se respecte doit faire les soldes le premier jour. Ben pas moi ! Je ne vois pas l'intérêt de se battre pour un top ou devoir attendre 35 minutes à la caisse.

Bon, j'avoue, je fais les soldes... mais sur internet ^^ C'est facile, sans bousculade et il ne faut pas attendre 35 minutes à la caisse !

Mais cette année, je n'ai pas encore fait les soldes ni en Belgique ni en France. Même pas sur internet ! Je n'ai pas trop le temps en ce moment... Et ça m'énerve quand même ;-)

Mon histoire - Part1

Etant petite, quelque chose n'était pas normal. Je n'étais pas comme les garçons mais je n'étais pas une fille non plus.
J'ai toujours préféré être avec les filles plutôt qu'avec les garçons. Mais vu qu'on nous apprend dès notre plus jeune âge à être un mec, un vrai, en faisant certaines choses et pas d'autres, je restais avec les garçons. Et, à vrai dire, tout se passait bien.
J'étais même attirée par les filles et je le suis d'ailleurs toujours.
Par contre, les jeux seule à la maison, c'était un peu différent. A l'époque, c'était la grande mode des G.I. Joe. Pour faire comme les copains, j'en avais aussi mais je ne jouais pas énormément avec. Je préférais jouer à l'instit ou avec mes nounours.

En fait, de ce que je me rappelle, c'était moitié-moitié. Mes activités n'étaient pas 100% garçon ni 100% fille. C'était selon l'humeur du jour.

Mais en grandissant, il y avait quelque chose qui ne me plaisait pas.

J'ai 12 ans et j'entre à l'école secondaire. A cette âge, on commence à savoir ce que l'on veut, surtout du côté des vêtements. Perso, je n'ai jamais choisi mes vêtements et pour cause : je n'aimais rien. Résultat : jeans et sweat (ou T-shirt) tout le temps. Aujourd'hui, rien n'a changé sauf que je suis bien obligée de m'acheter mes fringues moi-même. Pour ne pas me prendre la tête, je vais dans le rayon et je prends ce qui est en promo. Moche pour moche, autant prendre le moins cher !

Douze ans c'est également l'âge où on commence à s'intéresser aux filles. De ce côté-là, aucun problème pour moi : les filles, c'est mon truc !
Les hormones faisant leur travail, le corps change également. Je crois qu'il est inutile de vous donner les différents changements chez la fille et le garçon. Et là, justement, ça n'allait pas. Voix qui mue, poils qui apparaissent partout et surtout sur le visage. Bref, l'horreur totale !
Chaque matin j'espérais que tout ça allait s'arrêter car je ne voulais pas de barbe et encore moins d'une voix grave. Non, moi je voulais une poitrine comme toutes les filles.

Je voulais être une fille : m'habiller comme elles, parler comme elles, avoir un corps comme le leur,...

Résultat : solitude. En effet, vu que je ne pouvais être ni dans un clan ni dans l'autre, j'étais au milieu ne sachant pas de quel côté aller. J'ai commencé à m'enfermer dans une bulle au fil des années et j'ai mis énormément de temps avant d'en sortir.

Puis, à 13 ans, j'ai entendu parler d'une personne qui a changé de sexe et qu'on appelait transsexuelle. Sans tarder, je me suis rendu sur le Google de l'époque : la bibliothèque :) Google c'est facile : un mot, un clic, Google Inc. fait le reste.
Une bibliothèque c'est tout autre chose. Il faut faire des recherches selon un auteur. Ah... un auteur... heuuu....
La solution restait le bibliothécaire. Mais allez à l'accueil demander un bouquin sur le changement de sexe quand vous avez 13 ans !
Pourtant, je voulais savoir. Savoir si j'étais normale ou si je devais être enfermée et gavée de médicaments ou subir des électrochocs.
J'ai persévéré encore et encore pour avoir ces informations. Sans vraiment de succès. J'ai juste appris que ça existait, mais sans vraiment avoir des informations. Il faut dire que dans les années 90, on ne parlait pas beaucoup de la transsexualité. Déjà que l'homosexualité était super tabou, alors le reste...

Pourtant, cette envie d'être une fille, ou plus précisément ce dégoût d'être un garçon s’amplifiait chaque jour un peu plus. Je devais savoir.
Je me rendais donc de temps en temps à la bibliothèque mais je revenais bredouille presque à chaque fois.

A 14 ans, ce fut l'horreur : j'étais tétanisée de ces changements corporels au point que j'ai fait une dépression. Personne ne l'a jamais su puisque 14 ans c'est aussi la puberté et qu'à cette âge-là on fait un peu n'importe quoi et on agit un peu n'importe comment. Donc tout a été mis sur le compte de la puberté. Même si la puberté a aussi participé au bordel que fut mon adolescence, c'était surtout mon problème d'identité qui occupait tout mon esprit. Esprit tellement occupé à chercher à comprendre que ma mémoire s'est bloquée. Dès l'âge de 14 ans, il ne m'a plus été possible de mémoriser quoi que ce soit rapidement. En fait, si. J'arrivais à mémoriser mais c'est la restitution de l'information qui prenait du temps... parfois plusieurs jours ! Si si, je pouvais donner une réponse précise sur une question qu'on m'avait posée 3, 4 ou 5 jours plus tôt ! Le plus "drôle" c'est que la réponse arrivait sans prévenir :)

Bref, la catastrophe était en train de se produire : plus rien n'allait.

Même si je n'avais que 14 ans, j'étais déjà du genre à rationaliser tout. Donc, je me suis persuadée que vouloir être une fille était quelque chose de normal à mon âge et que ça passerait.

A suivre...

vendredi 1 juillet 2011

Présentation

Bonjour,

Je m'appelle Sarah.
*la foule en choeur* Bonjour Sarah !

Si il y a bien une chose que je déteste, ce sont les présentations.  J'ai toujours l'impression d'être au tableau à l'école primaire où on doit se présenter.  Que je détestais ça et que je déteste toujours ça ! (sauf qu'aujourd'hui je ne suis plus à l'école primaire)

Je suis née en 1978, faites le calcul si vous le voulez :)
Je suis une fille qui aurait voulu être comme les autres.  En effet, il y a une petite chose qui me différencie des autres filles.  Une broutille.  Trois fois rien.  Je suis un garçon officiellement.

Pour ceux qui vivaient dans une grotte, les filles comme moi on les appelle transsexuelles.  Le problème est que ce terme est très très péjoratif à cause de tous les sites de Q et le fantasme des mecs de coucher avec une "trans" comme ils disent.
Bref, je déteste ce terme et pourtant je vais être obligée de l'utiliser puisqu'il faut appeler un chat, un chat.

Tout au long de ce journal, je vous raconterai ma vie.  Une vie assez minable mais une vie quand même.  Je tacherai d'expliquer aux néophytes ce qu'est la transsexualité en essayant de faire comprendre que je ne suis pas folle et que je veux juste une seule petite chose : vivre heureuse.

Vous verrez qu'être une fille à l'intérieur mais un garçon à l'extérieur est pénible.  Très pénible.  Il y a des suicides pour moins que ça !  Mais bon, n'étant pas suicidaire, de ce côté là, il n'y a pas de risque.
Je ne sais pas encore ce qu'il y aura ici.  En fait, j'avais besoin d'un endroit pour m'exprimer tout en restant anonyme puisque personne n'est encore au courant de mon état.

On verra :)