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mardi 23 août 2011

Tentative auprès de ma mère : raté

Il y a quelques jours, j'étais bien déterminée à tout dire à ma mère.
J'ai donc fait tout ce que je devais faire durant la journée en attendant impatiemment la fin de la journée, c'est-à-dire le moment où j'allais voir ma mère.

Mais une fois arrivée chez elle, ce n'était plus du tout pareil : le stress est apparu.
Résultat, impossible de dire quoi que ce soit. Le blocage complet.

Je trouve le fonctionnement du cerveau assez étrange. Bon, déjà, ça veut dire que j'en ai un et qu'il fonctionne approximativement bien ^^
Par contre, pourquoi une fois sur place, je me suis retrouvée incapable de dire quoi que ce soit. Je sais que dans la famille on a jamais été du genre à se parler de nos problèmes mais bon... il y a des choses qu'il faut dire.
Et je m'étais préparée toute la journée. Pourtant, rien n'a voulu sortir.

Ca n'a pas raté : ma soirée a été bien déprimante. Au point que j'ai fait quelque chose de relativement rare chez moi : l'alcool ! Et vu que je bois rarement, ces 2 verres de Pisang ont suffit à me mettre KO ^^

Aujourd'hui, je me demande si la solution ne serait quand même pas l'email. De plus, elle pourrait le lire à son aise et poser toutes les questions qu'elle veut après.

J'ai l'impression que ça va être plus difficile que ce que je pensais...

A part ça, niveau moral c'est vraiment en dents de scie : je peux passer de l'euphorie à des envies suicidaires en quelques heures.
Mais globalement, j'arrive encore à gérer.
Perso, je trouve que les trans* ont vraiment un moral d'acier pour supporter tout ça ;-)

lundi 15 août 2011

Pressée et stressée

Ma petite vie bien tranquille me joue parfois des tours.
Déjà, il y a cette bactérie que j'ai chopée me bloquant au lit pendant une semaine avec près de 39,5°C. Je ne suis pas souvent malade mais quand je le suis, je me rattrape !
Résultat, une semaine d'antibiotiques et c'est peut-être pas encore fini. Je dois faire des examens demain, on verra si la bactérie a passé l'arme à gauche ou si je dois encore me nourrir d'antibiotiques.

En parlant de nourrir, cette semaine bloquée au lit m'a permis de moins manger. Non, rectification : de ne pas manger. Du coup, mon estomac n'est plus capable d'encaisser tout ce que je lui envoie d'habitude et c'est pas plus mal : petit régime forcé :)
J'espère perdre quelques kilos. Ca serait une bonne chose.

Parce qu'une bonne chose, j'ai essayé d'en faire une mais sans succès malheureusement : j'ai arrêté de fumer... 2 jours ! C'est idiot mais j'avais vraiment l'impression de jouer dans le film "Le Pari" ^^
Mais je crois que j'ai très mal choisi mon moment. Avec les crises d'angoisse que j'ai en ce moment, arrêter de fumer ne faisait que les amplifier. Je referai une nouvelle tentative dans quelques mois.
Je ne sais pas pourquoi mais je suis super décidée à arrêter. On verra dans quelques mois si j'en ai toujours envie :)

Sinon, il y a un truc qui me trotte dans la tête pour le moment : est-ce que je m'apprête à faire une grosse connerie ou pas ?

Comme je l'ai dit, dans ma tête, il n'y a aucun doute possible : je suis une femme. Chaque jour je dois m'obliger à être un homme aux yeux de tous mais c'est de plus en plus difficile chaque jour.
Au risque d'en choquer certain(e)s, pour moi, changer de sexe ne sera qu'une simple formalité puisque intérieurement il n'y a rien à changer.
D'ailleurs, mon facteur a déjà du apporter du courrier à Sarah !
Pourtant, cette simple formalité pour moi risque d'être beaucoup plus compliquée pour les personnes qui m'entourent.
Certes mon meilleur ami a très bien accueilli la nouvelle. C'est vrai que rien n'a changé dans notre relation (au contraire, justement) mais les autres. Ceux qui ne savent encore rien.
Le plus gros problème va être ma mère (mon père étant mort, la question ne se pose pas avec lui). Comment va-t-elle le prendre ? Mais surtout, LA question du moment : comment et quand lui dire.

J'ai fixé une date pour le début des "formalités" : le 3 octobre (je voulais le 1er mais c'est un samedi). Pour le 3 octobre, je dois avoir pris rendez-vous avec la dermato et avec le psy. Encore un mois et demi d'attente avant le début des hostilités :) Je suis du coup partagée entre empressement et stress. Pressée d'arriver à la date en question pour enfin me sentir mieux (et moi) même si je sais qu'entre le moment où je vais donner le coup de fil et le moment du rendez-vous il va encore s'écouler quelques semaines.
Stressée à l'idée qu'à partir de là, il faudra mettre tout le monde au courant, y compris ma mère.
Même si prévenir tout le monde ne me dérange pas plus que ça (un mail groupé fera parfaitement l'affaire), j'ai quand même un peu peur des réactions que je vais recevoir.
Par contre, pour ma mère, le mail groupé, ça ne le fera pas trop. Et je ne sais toujours pas si je vais opter pour le mail personnalisé ou le visu (le téléphone est exclu).
Je sais qu'il me reste encore un mois et demi pour trouver le bon moyen mais actuellement la solution que je retiens c'est le visu et être directe.

Mais un mois et demi, ça va vite passer. Le 1er août je me suis dit "encore 2 mois". Oui mais, j'ai l'impression avoir dit ça il y a 3 jours alors que ça fait déjà 15 ! C'est vrai que la semaine clouée au lit a fait passer le temps plus vite mais je me rends compte que c'est pour bientôt et qu'il faut absolument que je trouve LA méthode pour lui dire.

En gros, et comme le dit le titre, je suis pressée et en même temps stressée et plus le temps passe et plus j'ai peur.

lundi 1 août 2011

Ca, c'est fait !

J'ai été très peu présente sur Twitter et partout ailleurs car j'ai eu une semaine assez chargée et surtout chargée en émotion.

Quand je dis chargée, en fait, je n'avais qu'une chose à faire : trouver un cadeau pour l'anniversaire de ma mère. 65 ans, c'est quand même un âge important, il me fallait donc un beau cadeau (qui, de préférence, rentrait dans mon budget).
Je sais qu'à partir d'un certain âge, souhaiter un bon anniversaire à quelqu'un c'est un peu lui dire "courage, c'est bientôt fini" :) mais vu que c'est une tradition, suivons la tradition.

Toute la semaine, j'ai donc fait les boutiques pour trouver un truc sympa.

Mais ce n'est pas tout.
Dans mon article précédent, je vous parlais de mon meilleur ami qui a tenté, en vain, de savoir ce qui n'allait pas chez moi.
Je suis repassée chez lui et il a remis ça. Mais cette fois avec succès !

En fait, je me suis souvenue du commentaire qu'a laissé un anonyme sur le message précédent : il n'est jamais trop tard.
Et vu qu'il essayait encore de m'aider, j'ai fini par tout dire (je vous passe les détails du comment ça c'est passé).

Ce fut un choc... pour moi ! Je m'attendais à un rejet, une incompréhension totale, ou que sais-je d'autre. Mais pas du tout ! Je suis restée sur le cul !

Mais il restait aussi sa copine, que je considère également comme une grande amie. J'avais un peu peur de sa réaction mais ça s'est très bien passé également. A elle, je ne lui ai pas dit directement mais j'ai demandé à mon ami de lui dire car je ne voulais pas qu'il cache quelque chose à sa compagne. Je n'aime pas les cachoteries dans les couples alors si la cachoterie vient de moi, je ne pourrais pas le supporter.

Depuis, j'y suis retournée plusieurs fois et tout est comme avant. Je crois que jamais je ne pourrais leur montrer ma reconnaissance comme il se doit. J'aimerais pouvoir leur dire (et vous dire) ce que j'ai vraiment ressenti mais j'en suis incapable. Mais c'est franchement énorme.

A part ce grand événement, je dois encore et toujours me taper quelques crises d'angoisse. Et c'est franchement chiant ! Je suppose que ça repartira comme c'est venu et qu'il suffit d'attendre.

Voilà, ce fut une semaine riche en émotion et je crois que je m'en souviendrai longtemps.

Prochaine étape : ma mère !