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dimanche 21 décembre 2014

Les suites de l'opération

Après 1 mois et demi, où en suis-je?
Je guéri :)

Ce n'est pas encore facile tous les jours et il y a encore des choses que je ne peux pas faire facilement comme me baisser. Ramasser un objet sur le sol n'est pas très évident. Mais j'y arrive alors qu'il y a 2 semaines c'était encore impossible!

Et j'ai même récupéré ma voiture! Conduire me permet de me déplacer plus facilement et même de faire quelques courses.
Aujourd'hui, je suis même allée dans l'association trans* à Bruxelles histoire de voir des gens. Des vrais. Pas des "données" sur internet :)
Et ça m'a fait du bien de voir des personnes. J'en ai vu assez peu ces derniers temps. Il fallait que je sorte pour ne pas devenir folle!

Mais, évidemment, ce soir je le paie. J'ai mal. Pas une grosse douleur insupportable mais assez que pour m'empêcher de dormir.

J'ai vraiment hâte que ce soit totalement fini mais, j'ai appris une mauvaise nouvelle ce matin en lisant les papiers reçus à l'hôpital : je dois mettre la prothèse de la nuit jusqu'au 5 février et non le 5 janvier comme je le pensais!
Un mois de torture supplémentaire! Je ne sais pas si je vais y arriver. Parce que non seulement cela m'empêche de dormir à cause de la douleur mais je dois rester sur le dos et je ne sais pas dormir sur le dos. Là je fais des efforts depuis que j'ai été opérée mais j'aimerais vraiment passer une nuit complète sans douleur, couchée sur le côté et sans me réveiller en sursaut.

Au niveau du moral, c'est toujours l'euphorie. Et ça m'inquiète de plus en plus car je sais que ça ne va pas durer et que la chute va être méchante. Très méchante. Au point que j'envisage d'aller chez un psychologue dans un but préventif. Histoire que quelqu'un puisse me rattraper au moment où je vais tomber.
Mais là, j'ai toujours le moral. Et rien ne me touche. Pas même la lettre de ma banque qui annonce m'envoyer les déménageurs ^^
Je suis toujours aussi motivée pour reprendre des études.

Ah oui, à ce sujet, je cherche toujours les cours de 1ère année (graduat/bachelier/A1 en Belgique).
J'avais fait une petite demande, j'avais reçu 2 réponses positives mais depuis plus rien. On vit vraiment dans un monde du "chacun pour soi". C'est triste quand même…

Une chose un peu étrange c'est le doute. Aujourd'hui, il m'arrive de regretter cette opération. Parfois, je me dis que j'ai été stupide de virer un truc qui fonctionnait très bien pour un autre qui pourrait ne pas fonctionner du tout.
Bon, je peux certifier que le nouveau truc fonctionne très bien ;-)
Mais c'est très impressionnant. Avoir quelque chose entre les jambes et du jour au lendemain ne plus rien avoir. C'est surprenant.

J'insiste vraiment auprès des trans qui veulent aussi se faire opérer : réfléchissez bien! Il n'y a pas de retour en arrière possible!
Je la voulais vraiment cette opération. Et cela depuis que je sais qu'elle existe. Pourtant, j'ai quand même eu un moment de regret après. Et pas plus tard qu'hier j'ai encore eu un petit moment de regret.
Ca ne dure pas parce que je sais que c'est une bonne chose et que je ne supportais plus mon corps avant. Mais si vous n'êtes pas totalement sûre de vous, surtout ne faite pas cette opération! Même si cela vous permettra de changer vos papiers. Vous devez faire cette opération pour VOUS et pas pour l'Etat. Parce que je peux vous garantir que vous le regretterez.

Pour terminer, pour les personnes qui ont déjà eu l'opération et qui veulent savoir où j'en suis, je dois encore faire 2 dilatations par jour + garder la prothèse toute la nuit. Ce que je fais : prothèse la nuit que j'enlève vers 6h. Je dors encore un peu et je fais la première dilatation en me levant.
La seconde c'est en allant me coucher, puis je mets la prothèse et je tente désespérément de m'endormir.
Je prends encore 1 comprimé de Dafalgan 1g (parfois 2) mais j'ai arrêté le Tradonal (non sans mal, une vraie saleté ce truc!).

Je pense ne pas pouvoir faire quelque chose pour le réveillon de Noël, les chaises et moi n'étant pas trop bonnes copines en ce moment ^^
Mais que cela ne vous empêche pas, vous, de passer d'excellents réveillons et de belles fêtes de fin d'année :)

samedi 22 novembre 2014

L'opération, c'est fait!

Il y a une nouvelle date marquante dans ma petite vie : le 5 novembre 2014.
Ce jour-là, je me trouvais dans la salle d'opération de l'hôpital de Gand pour l'opération tant attendue!

L'opération a eu lieu dans l'après-midi et je me suis réveillée le lendemain à 5h. Enfin, l'infirmière m'a réveillée car elle devait me faire une piqûre. Puis bon, j'ai été endormie à 16h, je crois que dormir 13h c'est un beau record!

Je suis revenue dans ma chambre vers 10h.
Vu que j'avais dit à ma mère que je serais opérée le 5 au matin et donc de retour dans ma chambre en fin de journée, je l'ai appelée tout de suite parce qu'elle devait sûrement s'inquiéter. Et vu l'état de ma page Facebook, elle n'était pas la seule à s'inquiéter!

Durant toute la nuit après l'opération, je me suis réveillée de temps en temps, juste le temps de gémir pour que l'infirmière débarque illico pour m'injecter un anti-douleur.

De retour dans la chambre, on m'a également mis un anti-douleur. Et je dois dire que, globalement, ça s'est bien passé à l'hôpital. Je n'avais pas trop mal. Juste qu'être sur le dos 24h/24 pendant plusieurs jours, c'est difficile (même si le lit est confortable).
Je suis donc restée allongée du jeudi au mardi. Les repas étaient des repas spéciaux pauvres en fibres pour éviter d'aller aux toilettes puisque bouger était impossible. Ce n'était pas mauvais mais ça reste de la nourriture d'hôpital.

Quand j'ai été en mesure de boire un peu plus, on m'a enlevé la perfusion et les anti-douleurs étaient des comprimés.

Globalement ça s'est bien passé et les infirmières étaient tout simplement géniales. De vraies crèmes! A la limite j'étais un peu triste de partir tellement elles étaient gentilles :)

Le plus impressionnant reste l'anesthésie. C'est un peu comme dans les films. Je me souviens que l’anesthésiste m'a dit "je vous injecte un puissant anti-douleur, vous allez peut-être ressentir quelque chose".
Ah, ça, pour ressentir, j'ai ressenti! J'aurais dû lui demander où il se fourni parce que c'est de la bonne celle-là :-p
Après l'injection, mes yeux se sont tout de suite fermés. Là, il m'a dit "on va pouvoir commencer". J'ai pensé "Pourquoi? On faisait une belote, là?", puis plus rien. Ca n'a pas pris 10 secondes à mon avis.
Vraiment impressionnant.
Et le réveil n'a pas été plus difficile qu'un réveil classique. Mais j'avoue avoir beaucoup dormi les jours qui ont suivi.

Le plus difficile fut le retour à la maison. Parce que d'une petite bulle je suis passée à un appart froid. Seule. Où je devais tout faire moi-même.
Et je vous assure que ce n'est pas facile.
D'autant plus que cette opération fait mal. Très mal. En tout cas, moi, j'ai très mal. Je ne sais pas sortir de chez moi, je ne sais pas m'abaisser pour ramasser un objet qui serait tombé, je ne sais pas prendre un truc qui serait dans le bas d'une armoire,…
Je passe mes journées entre mon canapé et mon lit.
Ah, le lit, le truc que j'aimais tant avant. S'allonger pour dormir bien au chaud dans les couvertures… c'est d'un autre temps, ça.
Aujourd'hui, le lit c'est synonyme de douleur. Parce que les soins, les dilatations, ça fait mal. Pas chez tout le monde d'après ce que j'ai pu comprendre. Mais chez moi, ça fait très mal. Très très mal. Au point que j'ai eu envie de vomir. Cela fait une dizaine de jours que je suis rentrée et que je fais ces soins 3 ou 4 fois par jour et j'en ai marre. Marre d'avoir mal.
Et vu qu'il faut porter la prothèse toute la nuit, aller me coucher au soir me fait peur. Parce que je sais que je vais avoir très mal toute la nuit et que je ne vais quasi pas dormir.
Cette nuit j'ai pris un anti-douleur plus puissant. Et donc j'ai enfin pu dormir. Sauf que je n'ai pas senti la douleur et que je me suis visiblement blessée.
En fait, je ne sais toujours pas ce qu'il s'est réellement passé : je me suis levée, et j'ai littéralement pissé le sang. Il n'y a que ça qui est sorti : du sang!
J'ai un peu flippé, j'ai attendu 1h mais il n'y a plus rien eu. Bref, je ne sais pas ce qui a pu se passer. J'en parlerai au chirurgien quand je le verrai la semaine prochaine.

De plus, dès que je bouge un peu trop, j'ai des vertiges.

Je ne regrette absolument pas cette opération, bien qu'une nuit, et j'étais encore à l'hôpital, j'ai quand même dit qu'on remette tout comme c'était parce que j'en avais marre d'avoir mal!
Alors ici, chez moi, je ne vous dis pas comme j'en ai marre. Même si je ne regrette toujours pas cette opération car je sais que ça ne sera que du bonheur plus tard!

Par contre, je tiens à mettre en garde toutes les personnes qui veulent faire cette opération : soyez vraiment sûres de vous! Parce que même moi qui était vraiment sûre et qui n'attendait que ça, j'ai eu un gros moment de doute après l'opération. C'est vite passé mais une personne qui ne serait pas totalement sûre au départ risque de s'en mordre les doigts!

Ah, et autre chose aussi : le chirurgien m'avait demandé d'arrêter les hormones avant l'opération. Certains disent que ce n'est pas nécessaire mais bon, autant limiter les risques. Le problème c'est qu'une fois l'opération faite, l'usine à testo, elle est partie! Et donc, plus d'hormones dans le sang! Et croyez-moi, on le sent passer!!
Là encore il faut avoir un bon moral ou avoir des personnes pour vous aider.

Les soins à faire à domicile sont faciles à faire, sauf avec moi ^^
Vu que j'ai mal, les dilatations sont un peu compliquées mais j'ai heureusement une personne qui me conseille (heureusement qu'elle est là!). Du coup, j'y arrive tout doucement.
Mais j'ai vraiment hâte que la douleur diminue. Je sais que ça peut durer plusieurs mois mais si au moins je pouvais m'asseoir sur une chaise, ça sera déjà un bonne chose!
Conduire serait encore mieux, histoire que je puisse voir autre chose que les murs de mon appart'!
Enfin, il y a un truc super important : mon mini-chat! Il est chez ma mère en ce moment vu qu'il fallait s'en occuper pendant que j'étais à l'hôpital. Je ne l'ai pas repris quand je suis rentrée chez moi vu que je ne sais pas m'abaisser. Je ne pourrais pas m'occuper de lui correctement. Et il me manque mon mini-chat!

Honnêtement, j'ai lu plusieurs récits de personnes qui ont fait cette opération mais je ne me doutais pas que le retour à la maison serait si difficile.
Peut-être est-ce parce que je suis seule et que je dois tout faire moi-même? Ma mère fait quand même mes courses mais vu qu'elle habite loin elle ne sait pas venir souvent. Et j'ai un chouette voisin qui s'est proposé de m'aider aussi :)
Mais pour cuisiner, par exemple, même si j'en suis capable, je n'ai pas trop la force. Pour le moment je me contente de plats cuisinés ou de trucs qui se préparent facilement.

Et sinon, suis-je contente de cette opération?
Ben oui, évidemment :)
Même si, comme je l'ai dit, j'ai eu un moment de doute, cela n'a pas duré et aujourd'hui je ne le regrette pas (sauf parfois quand la douleur est vraiment trop forte).
J'attends avec impatience le jour où je vais pouvoir bouger plus facilement et surtout le jour où je vais pouvoir aller à la piscine ;-)
Cette opération, c'est un peu une nouvelle vie pour moi. C'est bête puisqu'il n'y a rien de changé vu de l'extérieur. Mais le fait d'avoir ce "F" sur ma carte d'identité (enfin, pas encore, j'attends les papiers de l'hôpital pour en faire la demande à la Commune) c'est quelque chose d'énorme. Quelque chose que j'attendais depuis si longtemps.
Et j'ai envie de faire quelque chose de bien de cette nouvelle vie. Je suis assez motivée. J'espère que la motivation restera ;-)
J'ai l'intention de reprendre des études à la rentrée. Je passe les détails mais j'ai opté pour infirmière.
Je suis d'ailleurs à la recherche d'informations sur ces études voire même les cours de 1ere année (en graduat et en Belgique). Si vous avez envie de faire une bonne action, pensez à moi ;-)

Je ne sais pas comment va se passer la suite car ce n'est pas parce que j'ai une nouvelle vie qui commence que l'ancienne a complètement disparu : les merdes de l'ancienne me rattrapent et j'espère garder cette motivation et cette force.
Etre dépressive et suicidaire, je n'en ai plus envie. Je voudrais vraiment avancer et je pense que cette opération est un bon moment pour me reprendre.

Croisez les doigts et je repasserai donner des nouvelles :)

P.S. : au moment où j'écris ces lignes, j'ai encore un peu la tête dans le cul. J'ai sûrement oublié de dire l'une ou l'autre chose. Si vous avez des questions, n'hésitez pas!

samedi 25 octobre 2014

Opération

Je devais écrire une bafouille plus tôt mais j'avoue avoir manqué de temps.

La nouvelle la plus importante de toutes : la date de mon opération est fixée! Ca sera le 5 novembre. Oui, déjà! Dans une dizaine de jours, un gros changement va se produire dans ma vie! Je ne m'y attendais pas si tôt mais c'est tant mieux.

Le chirurgien voulait déjà m'opérer en septembre mais j'avais du refuser à cause du laser qui n'était pas terminé. Ici, j'ai accepté quand il m'a proposé pour le 5 novembre. Il me manquera une séance de laser mais ça devrait aller.

L'autre nouvelle c'est que je ne suis plus amoureuse ^^ Je vous avais parlé dans le billet précédent que j'avais une copine, ce n'est plus le cas car elle ne voulait plus de moi. Je vous passe les détails ici mais franchement, vu la raison, je pense que ce n'est pas une grosse perte!
J'avoue quand même que j'ai été triste sur le coup. Mais bon, j'ai tellement d'autres trucs en tête en ce moment que ça a été rapidement classé.

Je ne la fais pas plus longue aujourd'hui mais je viendrai certainement donner un feedback de l'opération :-)

lundi 8 septembre 2014

Perdue

Les vacances sont terminées, le soleil réapparaît et les embouteillages aussi. Bref, la vie reprend et la mienne continue.

J'avais postulé pour un emploi qui me correspondait parfaitement et où j'avais toutes les connaissances nécessaires et même l'expérience. Pourtant, ce ne fut pas encore pour moi. Comment trouver du travail si, quand j'ai tout ce qu'il faut, on trouve quand même quelque chose à redire.

J'ai été déçue, bien entendu mais vu que je m'y attendais un peu, la chute a été moins douloureuse. Un des gros avantages quand on se fait jeter de partout, c'est qu'on fini par en avoir l'habitude.

Toujours du côté professionnel, j'ai été contrôlée par l'ONEM. D'après eux, je ne fais pas assez d'efforts. C'est vrai qu'il me manquait une partie de mes preuves car des fichiers ont disparu de mon serveur lors d'un transfert et que je ne pouvais pas prouver toutes mes recherches. Et le fait que je sortais d'un entretien d'embauche ne comptait pas car il n'y a que les CV envoyés qui comptent lors des contrôles.
Concrètement, je risque de perdre mon chômage plus tôt que prévu. Normalement, c'était pour la fin de l'année, il se pourrait que ce soit déjà pour octobre ou novembre. D'accord, ce n'est qu'un ou deux mois plus tôt, mais c'est important dans ma situation.
J'avais déjà tout prévu sur base du 31 décembre.
Il y a un peu plus de 6 mois, j'ai réfléchi à la situation et j'en étais arrivée à la décision que certains connaissent : déposer les armes. J'arrête de me battre. Je n'ai pas décidé de mourir comme ça, sur un coup de tête, c'est bien réfléchi. La date est choisie. Mais si je perds mes revenus plus tôt, cela remettra tout en question. Parce que j'ai jusque cette fameuse date pour m'en sortir. Si je me retrouve sans rien plus tôt, je ne garanti pas tenir jusque cette date.
Ce qui me fait tenir aujourd'hui, c'est justement de savoir que, par la porte ou par la fenêtre, pour la fin de l'année ma situation sera meilleure. Même si pour cela je dois en arriver à des solutions extrêmes.

Mais, une chose totalement inattendue s'est produite. Quelque chose qui ne devait jamais se produire. J'avais tout fait pour que cela n'arrive jamais : je suis amoureuse!
Et elle aussi. Ca marche mieux quand c'est dans les deux sens :-)
En fait, c'est elle qui a insisté. Bon, je passe les détails mais j'ai fini par passer à travers une promesse que je me suis faite il y a une 10aine d'années.
Ca fait bizarre. Je ne suis pas habituée à ça. Et surtout, je ne sais pas du tout comment ça marche ^^
Du coup, je n'ai pas envie de lui faire de la peine. Je sais qu'elle ne sera pas la seule à être triste mais avec elle, c'est différent. Toutefois, je n'ai pas changé d'avis et la date est maintenue.

Je suis dans une situation un peu compliquée et je suis complètement perdue. Mais une chose est sûre : j'en ai marre! Si vous saviez à quel point j'en ai marre. Heureusement qu'elle est là. Mais je n'arrive quand même pas à me reprendre.
Plusieurs personnes m'ont parlé de but à atteindre et de ma concentrer la dessus pour pouvoir tenir et avancer. Ben, mon but, disons que… ouais… c'est ce que je fais en fait…

Je ne sais plus quoi faire…
Je ne sais plus où j'en suis…

mercredi 6 août 2014

Petite marche à Thuin

Histoire de mettre une note un peu positive, voici quelques photos de ma dernière marche ADEPS.

Bon, l'histoire : Solène, qui passe par ici de temps en temps, m'a donné envie de tester les marches ADEPS (en gros résumé : une marche balisée dans des endroits sympas de 5, 10, 15 ou 20km).
Après m'avoir fait lire deux livres sans images (oui, je suis plus BD que romans ^^), voilà qu'elle m'a donné envie de tester les marches. Je pense qu'il faut que je me méfie d'elle, elle a un certain pouvoir sur moi ;-)

Bref, dimanche passé j'ai fait Ittre (et deux jours plus tard il y a eu un énorme orage qui a dévasté la ville) et cette semaine j'ai fait Thuin. Je connaissais un peu la région et je savais qu'il y a de beaux coins par là. Donc, j'ai opté pour cette ville.

N'étant pas une habituée des longues marches,  j'ai opté pour 5km que j'ai fait en un peu plus d'une heure, sachant que je m'arrêtais régulièrement pour prendre quelques photos.

En fait, lors de la 1ere à Ittre, je n'avais rien avec moi. Cette fois, j'ai embarqué un tas de bricoles dans un sac à dos dont mon Reflex (et à boire, important quand on marche 1h en plein soleil, chose que j'avais oublié la 1ere fois).

Voici quelques photos.







C'était un moment bien sympa : soleil, paysage, et musique dans les oreilles pour me couper un peu du monde. Si la météo le permet, je pense que je retenterai l'expérience prochainement.

samedi 2 août 2014

Tout effacer

Aujourd'hui, je me suis connectée sur l'interface de ce blog non pas pour écrire une nouvelle bafouille mais pour effacer le blog intégralement.

A quoi il me sert? A me lamenter sur mon sors. A rien d'autre.
Rares sont les messages positifs. Au départ, ce blog devait être une espèce de journal de bord de ma transition et au final j'y raconte ma vie sans vraiment parler de ma transition.
D'ailleurs, il n'y a rien à dire sur cette transition.

Et c'est pour ça que je voulais arrêter ce blog.

Mais je voulais aussi l'arrêter car parler de mes autres problèmes ne m'aide pas. Pire : ça les aggrave. Un jour, une personne m'a dit : "De quoi tu te plains encore? Tu as changé de sexe donc maintenant tu es heureuse. Tu n'es jamais contente".
Depuis, je fais un blocage sur cette phrase. Je n'ose plus parler de ce qu'il y a au fond de moi, à personne. Quand je parle, c'est uniquement la partie supérieure de moi.
En fait, j'ai honte. Il avait raison, de quoi je me plains? Pourquoi ne suis-je pas plus heureuse?
En fait, si, je le suis. Cette transition c'est que du bonheur. Et chaque matin, lorsque je m'habille, je me dis que j'ai beaucoup de chance.

Mais ma transidentité n'est pas mon seul problème. D'ailleurs, si la transidentité était le seul problème au monde, les psy seraient tous au chômage!
Lorsque j'ai découvert ma transidentité, je l'ai cachée, je l'ai gardée à l'intérieur de moi. Et cela a provoqué pas mal de problèmes. Et je la soupçonne même d'être à l'origine de l'échec de ma vie. J'ai donc voulu éviter d'en remettre une couche et me suis décidée à parler un peu plus de moi à mon entourage. Même après cette remarque citée plus haut j'ai continué. Espérant trouver du réconfort ou de l'aide.
Ne voyant rien, j'ai lancé des appels à l'aide. Parce que je me rends compte que, seule, je n'y arriverai pas. Je n'arriverai pas à sortir de cette merde dans laquelle je me trouve. Mes appels n'ont pas été entendus. Du moins, je l'espère. Car si ils ont été entendus, c'est qu'ils ont été ignorés. Et je crois que c'est encore pire.

Je voulais donc effacer ce blog pour effacer toute cette honte, tous ces appels à l'aide. Repartir sur des bases anciennes qui ont, finalement, fait leurs preuves : le silence. Ne plus rien dire. Ne plus rien laisser transparaître. Etre la personne que tout le monde veut que je sois. Même si c'est un leurre.

Plus je parle de moi et plus je me rends compte que ma vie est un échec. Que je me plains pour la moindre petite chose (si toutefois finir SDF est une petite chose).
Ce matin, j'étais motivée pour changer tout ça. Pour être enfin fière de ma vie. J'ai voulu envoyer des CV pour trouver un emploi. Je le fais chaque mois. Et chaque mois c'est la même chose : je consulte une bonne centaine d'offres et j'en garde péniblement 3 ou 4. Aujourd'hui, c'était l’hécatombe : je n'ai pu en retenir que deux. Toutes les annonces demandent quelqu'un de plus compétent que moi. Et ça me fait peur. Peur car si je n'ai pas les compétences requises pour remplir des formulaires et classer le courrier, c'est grave. Je ne pensais pas être aussi abrutie que ça.
Au début je pensais que les employeurs en voulaient de trop. Mais vu que ça se répète chaque mois depuis plusieurs années, je commence sérieusement à me dire que ce ne sont pas les employeurs le problème, c'est moi.

Je me déteste de plus en plus. Je déteste cette vie, je déteste ce corps, je déteste la personne que je suis. Je ne me supporte plus. Je ne supporte plus cette vie, je ne supporte plus ce corps, je ne supporte plus la personne que je suis.


Combien de fois n'ai-je pas entendu "c'est de ta faute, tu ne fais pas ce qu'il faut". Oui, c'est sûrement vrai. C'est de ma faute. Il y a sûrement un truc à faire que je ne fais pas faute de le savoir. Donc, oui, si j'en suis là aujourd'hui, c'est de ma faute. J'en suis consciente. Et c'est pour ça que je me déteste. Je me déteste tellement que je me punis en mangeant tout ce qui me tombe sous la main ou en me taillant les bras ou les jambes avec une lame de rasoir.
Il me reste 4 mois avant la deadline que je me suis fixée et 5 mois avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le chômage. Il me reste donc 4 mois pour apprendre à m'apprécier et trouver pourquoi c'est de ma faute, un "pourquoi" qui me permettra (peut-être) de trouver un emploi.

Malgré tout, comme je pense l'avoir déjà dit, je reste optimiste. Encore quatre mois. Tout peut arriver en quatre mois. Et je sais que cela va s'arranger. Mais je ne sais pas comment, c'est tout. Parce que j'ai toujours été comme ça : optimiste. Même si je n'en ai pas vraiment l'air. Au fond de moi, je sais que tout va bien se passer. C'est aussi pour cette raison que je voulais supprimer ce blog. Il donne une mauvaise image de moi. Dans la vie je ne suis pas aussi négative qu'ici. Sauf quand j'étais dans ma période où je me confiais plus facilement. Mais vu que j'essaie petit à petit de ne plus le faire, je suis souvent souriante :) Enfin, je crois. Si vous me connaissez dans la vie réelle, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ;-)
Une chose dont je suis sûre, c'est que la solution devra venir de moi. Car non seulement je ne peux compter sur aucune aide extérieure mais, surtout, je ne veux plus aucune aide extérieure. C'est trop tard pour ça.

Ce blog va donc bénéficier d'un sursis et rester encore un peu. Et puisque la téléréalité a le vent en poupe, on va faire comme à la télé : pour que le blog reste tapez 1, pour qu'il parte tapez 2 :-)

dimanche 20 juillet 2014

Pourquoi…

Chaque jour, je me pose cette question : pourquoi ne suis-je pas heureuse?

Je n'ai pas eu une vie facile. J'ai eu une enfance mais mon cerveau a préféré effacer tout ce qui s'y rapporte. Je ne me souviens que de mon adolescence. Adolescence difficile. A cacher qui je suis. A faire semblant.
Une adolescence ratée. Pourtant le meilleur moment d'une vie. Où on apprend beaucoup sur la vie, où on s'amuse entre amis, où on découvre l'amour, où on s'embrasse pour la première fois.

Tout ça, je ne l'ai pas eu. Je n'ai pas eu d'adolescence.

Vient ensuite la fin des études, le moment où on entre dans la vie active. Son premier job pourri sous payé. Où on a pour la première fois des collègues. Où on découvre les joies de se lever à 5h pour se coltiner les embouteillages ou les déodorants bon marchés dans le train pour arriver au bureau et se faire engueuler par le chef et pourtant en être heureux car c'est son premier job et on se dit qu'on va gravir les échelons et, un jour, être le chef qui engueule les petits nouveaux.

Ca non plus je ne l'ai pas eu. Moi, mon entrée dans la vie active c'est un DRH qui m'a dit qu'il ne pouvait pas m'engager car j'étais trop gros (au masculin à l'époque) et que j'allais nuire à l'image de la société.
Personne n'a jamais voulu de moi malgré mes efforts.

Un jour j'en ai eu marre de cette vie. Surtout de cette vie cachée. Cette vie fausse, ces faux sourires, ces faux rires. J'ai du faire un choix : mourir ou faire sortir au grand jour cette femme qui est en moi depuis toujours. J'ai opté pour la deuxième possibilité.

Je le regrette. C'était un mauvais choix.

Je ne regrette pas ma transition. C'est la meilleure chose que j'ai fait dans ma vie. J'aurais du le faire plus tôt. D'ailleurs, si je l'avais fait plus tôt, peut-être que j'aurais pu connaître cette adolescence, cette entrée dans la vie active.
Mes sourires auraient été vrais.

J'ai même eu beaucoup de chance dans ma transition. A partir du jour où je me suis décidée, tout est allé très vite. Beaucoup plus vite que la moyenne. Plus personne ne m'a appelée "Monsieur" depuis près de 2 ans. Même au téléphone il arrive qu'on m'appelle "Madame".
On dit que j'ai un passing correct (même si j'en doute fortement et que je suis persuadée qu'on me dit ça juste pour me faire plaisir). Je n'ai quasi pas été victime de transphobie, je n'ai pas été rejetée par mes amis ou ma famille. Et mon opération est prévue dans quelques mois.
Bref, j'ai tout pour être heureuse.

Alors, pourquoi ne le suis-je pas?
Pourquoi je rêve la nuit que je me jette d'un gratte-ciel?

Durant ma vie, j'ai aidé beaucoup de personnes : amis, famille, connaissances voire parfaits inconnus dans la rue.
J'ai consacré ma vie à aider les gens. Laissant mes problèmes de côté. Me disant que je m'en occuperai plus tard. Que le plus important, c'est eux. J'ai rangé mes problèmes dans un coin comme on range les papiers dans un carton en disant "je classerai cela plus tard", jusqu'au jour où le carton déborde et où on n'a pas le courage de tout trier. Alors, on jette tout.
Sauf que les problèmes, on ne peut pas le jeter, on doit les traiter. J'ai commencé par le plus gros dossier : ma transidentité. Le restant, j'ai essayé aussi, mais malgré que j'y mets une bonne partie de mon énergie, je n'y arrive pas. Rien ne marche, et je remets le papier dans son carton en disant "je verrai plus tard".

Sauf qu'il n'y a plus de "plus tard". Mes problèmes m'ont rattrapés et à la fin de l'année je dois faire un choix. Je serai sans revenu parce que moi choix a été de ne pas devenir allocataire sociale. Je ne veux pas de la pitié des gens. De l'aide, oui. Mais pas de la pitié.
Aujourd'hui, je ne veux plus qu'on m'aide. Je veux qu'on me laisse tranquille. Qu'on me laisse terminer l'année. Car à la fin de l'année, je serai morte.
La question qui reste en suspend c'est est-ce que cela sera au propre ou au figuré? Vais-je faire comme dans mes rêves nocturnes ou me contenterais-je de mourir socialement en allant vivre dans la rue?

Quand je dis que la question est en suspend, je mens un peu. J'ai déjà la réponse. Je ne la donnerai pas. Je la garde pour moi car il reste encore quelques mois et que tout peut changer. D'ailleurs, je suis confiante, je sais que tout va bien se passer. Que je vais trouver une solution. Mais si je n'en trouvais pas, que va-t-il se passer?

Une personne m'a demandé récemment si ça ne me fait pas peur.
Non.
Enfin, peut-être.
Mes angoisses sont peut-être liées à ça. A cette peur de cette fin d'année.

En attendant la réponse, je continue à vivre normalement. Je continue à chercher du travail. Un travail qui me plaira. Pas un qu'on m'aura imposé. On m'a imposé mon adolescence, on m'a imposé ma vie. On ne m'imposera pas la tâche que j'accomplirai chaque jour pour le reste de ma vie pour un salaire minable. Je veux un travail que j'ai choisi. Même avec un salaire minable. Car ce n'est pas le salaire qui m'importe, c'est de faire quelque chose qui me plaît et de me sentir utile.

Je continue aussi à être disponible pour tout le monde. Je suis là pour écouter les amis qui ont besoin de parler. Qui ont besoin de réconfort. Qui ont besoin de solutions.
Et si je ne trouve pas de solutions pour moi, je fais ce qui est possible pour trouver des solutions pour eux. Et si je n'en ai pas, je m'en veux. Et j'espère qu'avoir eu une oreille pour eux aura suffit à leur redonner le sourire, ne fut-ce que quelques instants.
Je crois que c'est ce qui me manquera le plus si je devais mourir socialement. Ne plus pouvoir aider.
C'est d'ailleurs paradoxal de regretter de ne plus être présente pour eux parce que j'ai été abandonnée de tous. Mais je suis comme ça. Je suis là pour aider, par pour être aidée. D'ailleurs, est-ce encore possible…
Aller dans cette association trans* et les écouter. Les écouter me raconter leurs craintes et les réconforter. Parfois aussi les ramener sur terre. Répondre à leurs questions. Donner des conseils. Les voir heureux(ses).

Je continue aussi à sourire. Même si il est faux. Même si derrière ce sourire c'est de la tristesse qui s'y trouve. Une tristesse que je ne comprends pas. Que je ne maîtrise pas.

Je veux une vie meilleure. Pas une belle vie. Je sais que ça n'existe pas, les belles vies. Je veux juste qu'elle soit un peu meilleure. Je veux un appart' bien décoré, un boulot que j'aime, une personne qui m'aime, des soirées entre amis à refaire le monde. Pouvoir aller prendre un chocolat chaud accompagnée.
Je ne veux pas beaucoup d'argent. Juste un équilibre budgétaire. Avoir un écran de 2m dans mon salon ne m'intéresse pas. Aller au bout du monde en vacances 3 fois par an encore moins. Je veux juste pouvoir payer ma facture de gaz sans être obligée de demander de l'aide.

Je veux vivre. Je veux un sourire vrai.

Je ne veux plus pleurer le soir. Je ne veux plus avoir des angoisses quand vient l'heure du souper. Je commence même à avoir des angoisses quand il y a trop de monde dans un magasin ou dans la rue.


jeudi 17 juillet 2014

La bibliothèque

Petite histoire qui m'est arrivée aujourd'hui.

J'ai une carte pour la bibliothèque près de chez de moi. En théorie, cette carte fonctionne dans toutes les bibliothèques du Hainaut. Dans les faits, c'est une vaste blague et quand on va dans une autre bibliothèque il faut faire une nouvelle inscription et de nouveau payer les droits d'auteur et d'inscription (mais on garde notre carte de lecteur).

Ne sachant pas ça, je me rends dans la bibliothèque principale de Mons (à Jemappes précisément) pour y emprunter un livre qui ne se trouvait que là.

Là aussi, en théorie, on peut demander à sa bibliothèque locale de faire venir le livre qui se trouverait dans n'importe quelle bibliothèque de la Province. Dans les faits, à chaque fois que j'en ai fait la demande, à chaque fois on me sort une excuse. Dernière en date : la camionnette est en panne.

Bref, voulant ce livre, je me rends à Jemappes. On me dit que je dois m'inscrire et on me demande ma carte d'identité. Je déteste ça car même si le prénom est bon, il n'en est pas de même pour le sexe.

Le bibliothécaire prend ma carte d'identité, la met dans le lecteur et me la rend quelques secondes plus tard. Et donc, dans ma petite tête "fait chier, encore un endroit où ça sera écrit partout "Monsieur".

Que nenni! Le bibliothécaire me demande "Mademoiselle ou Madame?"
Visiblement le "Monsieur" indiqué par ma carte d'identité ne lui plaisait pas ^^.
Bon, je sais que certaines d'entre-vous diront qu'il n'avait même pas à le demander et à juste mettre "Madame" mais personnellement, je trouve la démarche vraiment gentille de sa part. Il aurait plutôt pu faire comme ailleurs et laisser ce qui est dit par la puce de la carte d'identité.

J'allais pousser une gueulante auprès de la bibliothèque centrale du Hainaut (ou ce qui en fait office) concernant cette double facturation des droits d'auteur et cette supercherie de la "carte lecteur provinciale" mais après ça, je crois que je vais laisser tomber.

Près de chez moi, les bibliothécaires sont sympa. A Jemappes, c'est visiblement le cas aussi. Et j'ai "chatté" avec une bibliothécaire (qui se reconnaîtra ;-) ) qui est encore plus sympa. Vais finir par me reconvertir en bibliothécaire parce que j'ai l'impression que l'ambiance entre collègues doit être géniale ^^

Sinon, pour résumer, c'est vrai que cette aventure m'a rappelée que je suis trans* et qu'il y a quelque chose de pas normal sur mes papiers. Mais le fait que la personne a voulu bien faire me fait énormément plaisir et passe au dessus de ce rappel.

Quand on est victime de transphobie, on le gueule haut et fort partout. Quand on rencontre une telle tolérance et acceptation, je pense qu'il faut le dire aussi. Histoire de montrer que, non, les transphobes ne sont pas majoritaires.

(Note : il faudrait par contre faire quelque chose pour cette histoire de carte de lecteur provinciale et surtout arrêter de faire croire qu'il existe un service de prêt interbibliothèques vu qu'il y a toujours une excuse… Ca, c'est mon coup de gueule du jour, nah ;-) )

samedi 12 juillet 2014

Un autre 11 juillet

Aujourd'hui, c'était mon anniversaire.
J'espérais bien en profiter dans la cas où ça serait le dernier (on fête rarement son anniversaire quand on vit dans la rue) mais ce ne fût pas trop le cas.

Ma journée annuelle en Allemagne n'a pu avoir lieu à cause de la météo. Si c'est pour me taper l'Allemagne et rester dans un centre commercial à cause de la pluie, je n'en vois pas l'intérêt.
Donc, je suis restée en Belgique et je voulais faire quelque chose de spécial. J'avais pensé à un restaurant avec buffet à volonté. En fait, je n'aime que ce genre de restaurant. Pas pour le côté "à volonté" mais le côté "buffet" qui permet de prendre uniquement ce que j'aime et de manger un peu de tout. De plus, je n'aime pas être servie, je préfère le faire moi-même.
Ce genre de restaurant n'est pas donné (il faut toujours compter une 30aine d'€) mais bon, un anniversaire ce n'est qu'une fois par an et c'est le seul jour de l'année où je fais l'égoïste et où je ne pense qu'à moi.
Oui mais voilà, aller dans ce genre d'endroit seule, c'est assez nul. De plus, ça fait vraiment l'asociale qui n'a pas d'ami.

Donc, idée rejetée. Que faire donc… Encore une séance de tir? J'en ai déjà fait une hier et puis ça ne dure pas toute la journée.
Faire les boutiques? Pas vraiment un truc de fête.

Rappel : il est fortement déconseillé de contredire une femme ;-)


Au fond de moi, j'espérais un peu qu'un ami m'appelle me demandant une aide urgemment urgente et qu'en fait c'était pour me faire venir à une fête surprise où tous mes amis seraient présents. Puis, je me suis souvenue que je n'avais pas suffisamment d'amis pour ça ^^
En fait, il aurait fallu que les ordinateurs de tous mes amis tombent en panne aujourd'hui pour qu'ils se souviennent que j'existe vu que ce n'est qu'à cette condition qu'on se souvient de moi. Le nombre de messages reçu pour mon anniversaire en est d'ailleurs une belle preuve!
C'est vrai que j'ai enlevé ma date de naissance de Facebook (marre que mes données personnelles circulent partout). Du coup, Facebook n'ayant pas ordonné aux gens de me souhaiter un bon anniversaire, personne ne l'a fait. Si Facebook ne le dit pas, c'est qu'il ne faut rien faire. Facebook étant le nouveau Messie.

Non, les fêtes surprises, je sais que ça n'existe que dans les films puis j'avoue qu'il serait difficile de m'attirer quelque part puisque le 11 juillet je refuse systématiquement d'aider la moindre personne. Comme je l'ai dit plus haut, c'est le seul jour de l'année où je ne pense qu'à moi et où j'emmerde tout le monde. Un jour par an, je crois que je peux me le permettre.

Du coup, je suis allée chez ma mère… pour mon cadeau :)
J'ai eu un sac de transport pour mon appareil photo. J'en ai déjà un mais il est trop petit (1 Reflex + 2 objectifs + 1 grip + 2 batteries + des filtres + chargeur). Il m'en faut donc un plus grand et ma mère me l'offre. Ou plutôt va me l'offrir parce que je dois aller l'acheter moi-même :) Normal, elle n'y connaît rien alors elle avait peur de faire un mauvais achat.
Et la journée s'est poursuivie dans… un centre commercial! Du coup, ma mère en a profité pour me pousser à nouveau à me percer les oreilles. Je n'avais pas encore commencé ma transition qu'elle me poussait déjà à le faire (oui, pour rappel, ma mère était très pressée à ce que je commence ma transition).
Je me suis enfin décidée. Certes sur le coup ça ne fait pas mal. Mais après, si. Et ça demande pas mal de soin ce truc! Faut désinfecter plusieurs fois par jour. Je viens de le faire : j'ai eu des nausées ^^ Ca commence bien :-p

Côté cadeau, j'ai eu aussi un chèque cadeau dans un magasin de vêtements à ma tante et un nouveau portefeuille à ma meilleure amie (j'en avais besoin l'autre commençait à montrer des signes de faiblesse).

Je ne croule pas sous les cadeaux mais ce n'est pas vraiment ça qui est important pour moi. Ce qui est important c'est qu'on se souvienne que je suis aussi une personne et pas seulement une technicienne en informatique. J'ai eu deux SMS, 1 message privé sur FB et 3 messages sur le mur FB (+ ma mère ^^). Pas de quoi sauter au plafond. Je pensais avoir bien plus d'amis que ça. J'ai eu aussi 1 carte postale mais il y en aura peut-être encore lundi ou mardi si certaines personnes sont aussi rapides que moi ^^ En fait, j'ai eu 3 cartes mais ma tante et ma mère ça ne compte pas vu que c'est chaque année :) Mais j'ai eu une amie qui y a pensé quand même.

Bref, une journée de fête qui n'en a pas vraiment été une. Pas non plus une journée déprimante mais j'avoue que j'espérais mieux cette année

Bah, quand on y réfléchi, un anniversaire, ce n'est jamais qu'une journée comme les autres. Il n'y a donc pas de quoi se prendre la tête avec ça.

Demain les choses reprendront leur court normal. Enfin presque : j'ai quand même des trous dans les oreilles maintenant :-D
Oups, ça me fait penser que j'ai un ordinateur à faire d'ailleurs ^^


samedi 28 juin 2014

Retour de vacances

Je rentre d'une semaine à la mer. Une semaine bien sympathique avec un soleil magnifique.
Bon, j'ai du m'occuper du PC portable d'un autre campeur mais même si parfois ça m'énervait, il était tellement sympa qu'à chaque fois c'était un plaisir de l'aider.

De plus, ce soleil radieux faisait un bien fou. Surtout que pendant cette semaine, tous les problèmes étaient oubliés. Pas une seule crise. Rien.

J'ai juste fait une petite erreur : prendre mon PC portable avec moi. Mais heureusement, la connexion internet sur place étant tellement mauvaise que je ne savais pas lire toutes les mauvaises nouvelles. Donc, les petits moments de déprime passaient rapidement.

Vraiment, une belle semaine.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, il a fallu rentrer. Aujourd'hui pour être précise. Une fois chez moi, défaire les valises et surtout retrouver mon petit chat (enfin, je l'avais retrouvé plus tôt chez ma mère puisqu'il a habité là-bas).
Tout se passait bien jusqu'à l'ouverture du courrier qui me rappela que cette semaine n'était qu'un leurre. Que les emmerdes sont toujours bien là et qu'elles en ont profité pour faire des petits durant mon absence.
C'est ainsi qu'une gentille lettre de mon opérateur de gaz me réclame 400€ de régularisation annuelle + 100€ de facture intermédiaire.
Donc, 500€. A payer quand? Ah bah dans 3 jours maximum. Cool!

J'ai donc 3 jours pour trouver 500€ + les autres frais de ce mois. On ne doit pas être loin de 1200€ je crois. Peut-être même plus.

Hé oui! Partir en vacances, c'est bien. Oublier tous ses soucis c'est bien. Mais quand on rentre, la douche est très froide.

Sinon, j'ai aussi une séance de laser mardi pour le maillot et il me faudrait une ou deux séances de retouche pour le visage. A 100€ la séance, c'est vraiment mal parti.
Et c'est là que ça devient inquiétant : j'ai toujours dit que lorsque je ne serai plus en mesure de financer ma transition, la situation serait grave. Voilà, on y est.

J'avais réussi à mettre de côté mes problèmes, j'étais même bien motivée à essayer d'avancer, à y croire encore. Quelle conne j'ai pu être. Comme si les choses pouvaient s'améliorer.

Enfin, c'est comme ça. Faut faire avec.
J'étais tellement bien remotivée que je voulais arrêter les anxiolytiques mais je crois que ce soir ça sera double dose vu la crise que je suis en train de me taper.

Le bon côté de cette soirée, c'est ma petite Salem qui ne me quitte pas et qui ronronne quasi non-stop :) Je sais, c'est con, mais j'adore mon petit chat :)

Sinon, je suis toujours dans cette association trans et jeudi il y a la permanence mensuelle. Je vais bien entendu y aller. Déjà, pour revoir quelques personnes mais aussi pour, peut-être, apporter mon aide à l'une ou l'autre personne :)

jeudi 15 mai 2014

L'opération se confirme

Hier, je suis allée voir le chirurgien pour la seconde fois. Toujours aucun obstacle à l'opération (si ce n'est que je dois arrêter de fumer ^^) et une date se profile à l'horizon : février 2015.

Pas encore de date bien précise. D'ailleurs, c'était février 2015 ou plus tôt si une place se libère. Malheureusement, j'ai du refuser le "si un place se libère". J'ai en effet besoin d'une date fixe pour préparer l'opération. Psychologiquement dans un premier temps mais aussi financièrement. Il y a quand même 3000€ d'acompte!
Puis, il faut que je case mon chat quelque part. Si tout va bien c'est une semaine d'hospitalisation. En cas de complication, je pourrais y rester plus longtemps.

Reste encore une inconnue : dans quel état d'esprit je serai en février.
Vu que le dernier loyer que je pourrai payer sera celui de janvier, où (en) serais-je en février?

Ensuite, une chose surprenante vient de se produire : j'hésite!
Alors que j'attends ce jour depuis le début de ma transition (et même bien avant, quelle trans n'a jamais rêvé de se réveiller "complètement femme"), maintenant que ça se précise un peu plus, je me demande si c'est une bonne idée.
C'est une sensation bizarre : c'est pas vraiment que je ne veux plus de l'opération mais y a comme un petit doute…
J'en parlais justement avec une autre trans il y a peu et je lui disais que moi, il n'y a aucun risque que le doute s'installe. Bah si.

Je me demande si ce n'est pas la peur de l'opération car j'attends quand même février avec impatience!
Et pas pour une question d'état civil puisque les partis politiques sont tous d'accord pour un changement de loi rapide. Donc, cela ne devrait plus prendre trop longtemps pour qu'on puisse changer son état civil en Belgique en se présentant simplement à la maison communale.
Non, cette opération je la veux pour moi. J'ai l'impression d'être incomplète.
Puis bon, avouez que pour se mettre en maillot sur la plage, c'est quand même plus pratique ;-)

Sinon, aucune autre nouvelle. Le moral ne va pas vraiment mieux mais il ne va pas plus mal non plus. C'est stable on va dire.
J'avoue avoir encore des idées noires de temps en temps mais de manière assez modérée. Gérable quoi. Mais bon, je n'ai pas trop envie d'en parler.
Ah si, ben oui, autre nouvelle quand même : j'ai rejoint une association trans! Là, je suis juste membre mais j'ai bien envie de m'impliquer dans l'association. Non seulement je verrai du monde mais en plus je ferai quelque chose d'utile. Vu que c'est tout nouveau pour moi, je ne connais pas vraiment l'association. Et avec la Pride qui se prépare, on a tous/tes un agenda un peu chargé. Donc je verrai après la Pride ce que je peux apporter.

Ah oui, la Pride! J'y participe, cette année!
Oui oui, vous avez bien lu! Moi qui ai toujours craché mon venin sur ce genre de manifestation, je vais faire partie de celles qui vont foutre le bordel dans les rues de Bruxelles :)
Comme quoi, il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis ;-)

Un autre petit truc, je ne sais plus si j'en ai parlé mais je dois racheter des nouveaux soutiens-gorge! En à peine trois mois, ils ont pris une taille supplémentaire! Vu qu'il n'y avait plus aucun changement de ce côté là depuis un moment, je pensais que ça ne bougerait plus (j'en étais même à penser sérieusement à des implants vu que le supplément à payer lors de la SRS n'est pas énorme) mais là, en si peu de temps, une telle évolution et 2 ans après le début du traitement hormonal, c'est inespéré. Et, faut avouer, ça fait plaisir :) (sauf que ça fait toujours aussi mal ^^ )

Pour terminer, je vous remercie tous et toutes de passer encore par ici alors qu'il est très rare que je publie une bafouille!
D'ailleurs, je vous rappelle qu'il existe un lien pour le flux RSS de ce blog, histoire que vous soyez au courant de chaque nouveau post dans les secondes qui suivent sa publication :)
Vous trouverez la petite boite qui permet d'utiliser Netvibes (que je ne connais absolument pas) dans la colonne de droite ou alors utilisez ce lien avec votre lecteur RSS favori.

Et vos commentaires m'ont fait énormément plaisir. Ca rebooste un peu :)

Je n'ai rien d'autre à ajouter aujourd'hui. Il est tard et je suis un peu fatiguée (1h de vélo dans Bruxelles, ça fatigue surtout que ça fait des mois que je ne suis plus montée sur un vélo (et encore, c'était un vélo d'appartement)).
J'ai peut-être oublié quelque chose mais si c'est le cas, ça me donnera l'occasion de revenir vous parler.

samedi 5 avril 2014

Je suis toujours là

Cela fait un long moment que je n'ai plus écrit ici. Tout simplement parce que je n'en avais plus envie.
Pas que je vous snobe, juste que je préférais me taire.

Vous savez, il y a quelques années, avant de commencer ma transition, je mentais tout le temps à tout le monde, y compris à moi-même.
Je faisais croire que j'étais une personne heureuse, forte et que rien ni personne ne pouvais m'atteindre.
Que je pouvais faire face à toutes les situations.
Tout le monde y a cru. Moi aussi je me suis laissée bernée par moi.

Etre trans a un gros avantage : on devient plus forte. On doit tellement travailler sur soi qu'on apprend à maîtriser ses sentiments. A encaisser beaucoup de choses. Etant en plus en surpoids depuis mon adolescence, je devais aussi me battre contre ça à l'école. Je pense que si je suis toujours en vie aujourd'hui, c'est grâce à cette force que j'ai développé au fil des ans.

Si vous êtes un habitué du blog, vous connaissez moi histoire. Vous savez que ma transition a commencé le jour où j'ai voulu en finir définitivement. Ce jour-là, j'ai décidé d'opter pour le quitte ou double : je tente la transition et si ça ne va pas, il sera toujours temps de me tailler les veines plus tard.

Je pensais qu'en "changeant de sexe" j'allais enfin vivre ma vie. Pouvoir parler de moi sans retenue. Ne plus être obligée de mentir et de faire croire à tout le monde que, non seulement je suis une certaine personne mais également pouvoir dire mes sentiments.

En fait, il n'en est rien.
Cette transition m'a aidée. Je suis extérieurement la personne que j'ai toujours été intérieurement. Je ne suis plus obligée de mentir.
Mais ça s'arrête là.

Personne ne sait ce qu'il y a réellement en moi. Tout le monde me voit rayonnante, heureuse, forte et capable de tout encaisser. Sauf que, comme avant ma transition, c'est de la foutaise. La seule différence par rapport à avant la transition, c'est que si mon entourage le croit, moi je n'arrive plus à y croire.

C'est pour cette raison que je ne voulais plus écrire ici. Non seulement cela allait encore être des mauvaises nouvelles bien déprimantes et chiantes à lire mais en plus les quelques personnes de mon entourage qui ont accès à ce blog risquaient de mal prendre le fait que je leur mens depuis tout ce temps.
En même temps, les rares fois où j'essaie de parler un peu de moi, on me coupe la parole après la 1ere phrase (si on m'a laissée aller jusqu'au bout de la 1ere phrase). Je me dis donc qu'en fait, tout le monde s'en fout.

Mais au point où j'en suis, je me dis que cela n'a plus beaucoup d'importance. Si ces personnes se fâchent et ne me font plus confiance, je m'en fous. Vu que je ne suis pas sûre de pouvoir terminer l'année.

Je m'explique : cela fait des années que je cherche un emploi. C'est vrai que je suis un peu difficile puisque je veux un emploi qui m'intéresse. Je ne veux pas travailler uniquement pour le salaire mais aussi pour le plaisir. Et même si je n'ai rien contre les caissières du Carrouf, passer des codes-barres devant un laser à longueur de journée, ce n'est pas trop ma vision de la vie. Moi, je suis plutôt bureau, papiers, formulaires,...
J'avais postulé pour un emploi qui rentrait parfaitement dans mes cordes : call-taker au numéro d'urgence. Aider des gens tous les jours voire même contribuer à sauver des vies, ça c'est un métier d'enfer! Moi qui suis toujours derrière tout le monde à aider, c'était vraiment ce qu'il me fallait. Ma vie aurait au moins servi à quelque chose.
J'ai réussi les deux premiers examens sauf qu'au 2e il me manquait 2 points pour faire partie des 100 premiers et donc avoir accès au 3e examen (2 points = 1 question!).
Ce fut la grosse déception. Très grosse.

Bref, je cherche un emploi. Chaque fois que je trouve quelque chose qui me plaît, je reçois bien souvent comme réponse : "ah ouiiii, mais non". Sans plus d'explication.

Je ne sais donc pas ce qui fait que je suis refusée partout. Impossible donc de m'améliorer.

Ce n'est pas bien grave puisque j'ai toujours l'Etat qui me donne royalement 800€ chaque mois pour vivre grâce à cette chose qu'on appelle "chômage".

Oui mais voilà, la loi a changé et le chômage est limité dans le temps pour certaines catégories. Et je fais partie de cette catégorie. En gros, si la loi n'est pas re-modifiée, je perds mon droit au chômage au 31 décembre de cette année.
Si vous êtes belge, vous savez qu'il existe le CPAS.
Le CPAS peut donner une allocation sociale. Normalement, je rentre des les conditions pour l'obtenir. Oui, mais je n'en veux pas.

Les chômeurs sont déjà tellement mal vu, je ne vous parle pas des allocataires sociaux qu'on traite comme des fainéants et abrutis que même le chômage ne veut pas. De plus, être allocataire social, c'est être exclu des primes à l'embauche. En effet, un employeur obtient des réductions sociales et parfois même une partie du salaire de l'employé est payé par l'Etat lorsqu'il embauche un chômeur complet indemnisé. Un allocataire social n'étant pas un chômeur, ces primes, l'employeur, il n'y a pas droit.
Alors, qui croyez-vous que l'employeur engagera? Le chômeur motivé dont une partie du salaire sera payé par l'Etat ou l'allocataire social fainéant et abruti qu'il devra payer plein pot?

Bref, le CPAS, je n'en veux pas. Je ne veux pas tomber aussi bas.
Et retourner vivre chez ma mère, c'est hors de question. Je me suis démenée durant ces dernières années pour avoir une vie correcte que retourner chez ma mère c'est revenir à la case départ. Comme si tout ce que j'avais fait ces 5 dernières années n'avait servi à rien.

Donc, les choses sont les suivantes : à la fin de l'année, je serai sans revenus, je devrai vivre dans la rue.
Mais le pire de tout : plus de traitement hormonal ni d'opération!

En gros, le courrier de l'Onem qui arrivera quelques semaines avant l'échéance sera comme un arrêt de mort.

C'est drôle mais je me suis toujours demandée ce que je ferais si je pouvais connaître la date de ma mort. Est-ce que j'en profiterais ou est-ce que je continuerais comme si de rien n'était.

J'ai enfin la réponse à cette question : je fais comme si de rien n'était. Je continue à vivre normalement, attendant le moment fatidique. Et puis, qui sait, il peut encore y avoir un retournement de situation. Il reste encore 9 mois.

Pourtant, au fond de moi, je sais que je ne ferai jamais cette opération. J'ai un présentiment.  Je ne sais pas comment l'expliquer... En fait, je n'arrive pas à voir mon avenir. Comme si il n'y en avait pas. Je n'arrive pas à m'imaginer en 2015.

Enfin, voilà les news. Je ne sais pas si il y a encore du peuple qui passe par ici. Parfois j'espère que non. J'avoue avoir un peu honte de ce que j'écris. Il y a des gens qui sont dans des situations pires que la mienne et qui ne se plaignent pas. Du coup, ça me met toujours un peu mal à l'aise de parler. Surtout que je fais croire à tout le monde que je suis au pays des Bisounours.

J'ai vraiment l'impression que mon monde s'écroule...

On verra dans quelques mois l'évolution :-)