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mercredi 6 août 2014

Petite marche à Thuin

Histoire de mettre une note un peu positive, voici quelques photos de ma dernière marche ADEPS.

Bon, l'histoire : Solène, qui passe par ici de temps en temps, m'a donné envie de tester les marches ADEPS (en gros résumé : une marche balisée dans des endroits sympas de 5, 10, 15 ou 20km).
Après m'avoir fait lire deux livres sans images (oui, je suis plus BD que romans ^^), voilà qu'elle m'a donné envie de tester les marches. Je pense qu'il faut que je me méfie d'elle, elle a un certain pouvoir sur moi ;-)

Bref, dimanche passé j'ai fait Ittre (et deux jours plus tard il y a eu un énorme orage qui a dévasté la ville) et cette semaine j'ai fait Thuin. Je connaissais un peu la région et je savais qu'il y a de beaux coins par là. Donc, j'ai opté pour cette ville.

N'étant pas une habituée des longues marches,  j'ai opté pour 5km que j'ai fait en un peu plus d'une heure, sachant que je m'arrêtais régulièrement pour prendre quelques photos.

En fait, lors de la 1ere à Ittre, je n'avais rien avec moi. Cette fois, j'ai embarqué un tas de bricoles dans un sac à dos dont mon Reflex (et à boire, important quand on marche 1h en plein soleil, chose que j'avais oublié la 1ere fois).

Voici quelques photos.







C'était un moment bien sympa : soleil, paysage, et musique dans les oreilles pour me couper un peu du monde. Si la météo le permet, je pense que je retenterai l'expérience prochainement.

samedi 2 août 2014

Tout effacer

Aujourd'hui, je me suis connectée sur l'interface de ce blog non pas pour écrire une nouvelle bafouille mais pour effacer le blog intégralement.

A quoi il me sert? A me lamenter sur mon sors. A rien d'autre.
Rares sont les messages positifs. Au départ, ce blog devait être une espèce de journal de bord de ma transition et au final j'y raconte ma vie sans vraiment parler de ma transition.
D'ailleurs, il n'y a rien à dire sur cette transition.

Et c'est pour ça que je voulais arrêter ce blog.

Mais je voulais aussi l'arrêter car parler de mes autres problèmes ne m'aide pas. Pire : ça les aggrave. Un jour, une personne m'a dit : "De quoi tu te plains encore? Tu as changé de sexe donc maintenant tu es heureuse. Tu n'es jamais contente".
Depuis, je fais un blocage sur cette phrase. Je n'ose plus parler de ce qu'il y a au fond de moi, à personne. Quand je parle, c'est uniquement la partie supérieure de moi.
En fait, j'ai honte. Il avait raison, de quoi je me plains? Pourquoi ne suis-je pas plus heureuse?
En fait, si, je le suis. Cette transition c'est que du bonheur. Et chaque matin, lorsque je m'habille, je me dis que j'ai beaucoup de chance.

Mais ma transidentité n'est pas mon seul problème. D'ailleurs, si la transidentité était le seul problème au monde, les psy seraient tous au chômage!
Lorsque j'ai découvert ma transidentité, je l'ai cachée, je l'ai gardée à l'intérieur de moi. Et cela a provoqué pas mal de problèmes. Et je la soupçonne même d'être à l'origine de l'échec de ma vie. J'ai donc voulu éviter d'en remettre une couche et me suis décidée à parler un peu plus de moi à mon entourage. Même après cette remarque citée plus haut j'ai continué. Espérant trouver du réconfort ou de l'aide.
Ne voyant rien, j'ai lancé des appels à l'aide. Parce que je me rends compte que, seule, je n'y arriverai pas. Je n'arriverai pas à sortir de cette merde dans laquelle je me trouve. Mes appels n'ont pas été entendus. Du moins, je l'espère. Car si ils ont été entendus, c'est qu'ils ont été ignorés. Et je crois que c'est encore pire.

Je voulais donc effacer ce blog pour effacer toute cette honte, tous ces appels à l'aide. Repartir sur des bases anciennes qui ont, finalement, fait leurs preuves : le silence. Ne plus rien dire. Ne plus rien laisser transparaître. Etre la personne que tout le monde veut que je sois. Même si c'est un leurre.

Plus je parle de moi et plus je me rends compte que ma vie est un échec. Que je me plains pour la moindre petite chose (si toutefois finir SDF est une petite chose).
Ce matin, j'étais motivée pour changer tout ça. Pour être enfin fière de ma vie. J'ai voulu envoyer des CV pour trouver un emploi. Je le fais chaque mois. Et chaque mois c'est la même chose : je consulte une bonne centaine d'offres et j'en garde péniblement 3 ou 4. Aujourd'hui, c'était l’hécatombe : je n'ai pu en retenir que deux. Toutes les annonces demandent quelqu'un de plus compétent que moi. Et ça me fait peur. Peur car si je n'ai pas les compétences requises pour remplir des formulaires et classer le courrier, c'est grave. Je ne pensais pas être aussi abrutie que ça.
Au début je pensais que les employeurs en voulaient de trop. Mais vu que ça se répète chaque mois depuis plusieurs années, je commence sérieusement à me dire que ce ne sont pas les employeurs le problème, c'est moi.

Je me déteste de plus en plus. Je déteste cette vie, je déteste ce corps, je déteste la personne que je suis. Je ne me supporte plus. Je ne supporte plus cette vie, je ne supporte plus ce corps, je ne supporte plus la personne que je suis.


Combien de fois n'ai-je pas entendu "c'est de ta faute, tu ne fais pas ce qu'il faut". Oui, c'est sûrement vrai. C'est de ma faute. Il y a sûrement un truc à faire que je ne fais pas faute de le savoir. Donc, oui, si j'en suis là aujourd'hui, c'est de ma faute. J'en suis consciente. Et c'est pour ça que je me déteste. Je me déteste tellement que je me punis en mangeant tout ce qui me tombe sous la main ou en me taillant les bras ou les jambes avec une lame de rasoir.
Il me reste 4 mois avant la deadline que je me suis fixée et 5 mois avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi sur le chômage. Il me reste donc 4 mois pour apprendre à m'apprécier et trouver pourquoi c'est de ma faute, un "pourquoi" qui me permettra (peut-être) de trouver un emploi.

Malgré tout, comme je pense l'avoir déjà dit, je reste optimiste. Encore quatre mois. Tout peut arriver en quatre mois. Et je sais que cela va s'arranger. Mais je ne sais pas comment, c'est tout. Parce que j'ai toujours été comme ça : optimiste. Même si je n'en ai pas vraiment l'air. Au fond de moi, je sais que tout va bien se passer. C'est aussi pour cette raison que je voulais supprimer ce blog. Il donne une mauvaise image de moi. Dans la vie je ne suis pas aussi négative qu'ici. Sauf quand j'étais dans ma période où je me confiais plus facilement. Mais vu que j'essaie petit à petit de ne plus le faire, je suis souvent souriante :) Enfin, je crois. Si vous me connaissez dans la vie réelle, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ;-)
Une chose dont je suis sûre, c'est que la solution devra venir de moi. Car non seulement je ne peux compter sur aucune aide extérieure mais, surtout, je ne veux plus aucune aide extérieure. C'est trop tard pour ça.

Ce blog va donc bénéficier d'un sursis et rester encore un peu. Et puisque la téléréalité a le vent en poupe, on va faire comme à la télé : pour que le blog reste tapez 1, pour qu'il parte tapez 2 :-)